Industrie des technologies de paiement

Estimations des revenus de l’industrie des paiements (2016)

Les revenus de l’industrie des paiements étaient estimés à plus de 16 milliards de dollars en 2016. La contribution de l’industrie des paiements au produit intérieur brut (PIB) se chiffre à près de 1 %, dépassant légèrement celle du secteur des cultures agricoles et du secteur des arts et du spectacle et se situant juste en deçà de celle du secteur du transport par camion et du secteur des services de restauration.

Revenus des opérations

Nous avons estimé les revenus des principaux secteurs d’activité du volet des opérations de l’industrie des paiements, à savoir la couche de la connexion et la couche des grands livres. Les principales sources de revenus dans l’industrie des paiements se trouvent dans la couche des grands livres, où résident les produits de paiement effectué à partir de comptes :

Le secteur des cartes de crédit (revenus d’environ 5,29 milliards de dollars en 2016) et les paiements de compte de détail (6,38 milliards de dollars) sont tous deux dominés par les grandes institutions financières;

Les cartes prépayées à boucle ouverte et à boucle fermée (revenus de 872 millions de dollars) et les coalitions de fidélisation (1,14 milliard de dollars) viennent compléter la couche des grands livres;

Le reste de l’industrie se compose des intervenants dans la couche de la connexion, soit les acquéreurs, les fournisseurs de services de traitement et les organisations de vente indépendantes (OVI) (1,94 milliard de dollars) et les grands réseaux de paiement (789 millions de dollars).  

La couche des grands livres

Pour estimer les revenus bruts provenant des paiements de détail (comptes de dépôt), Paiements Canada a fait des recherches pour décomposer les forfaits de comptes personnels et d’entreprise de façon à calculer la partie des revenus des forfaits dont la valeur est dérivée expressément du paiement. De même, l’analyse des revenus des cartes de crédit était axée sur les revenus liés aux opérations.

Les revenus tirés des cartes prépayées à boucle ouverte proviennent de comptes de carte prépayée rechargeable (carte à utilisation générale, carte salaire, carte de voyage) ou à utilisation unique (carte-cadeau, carte incitative, carte de rabais) et reviennent aux émetteurs et aux gestionnaires de programme de cartes prépayées. Les revenus sont estimés à 346 millions de dollars pour 2016.

Les volumes de cartes prépayées à boucle fermée comprennent les cartes-cadeaux utilisables dans une vaste gamme de segments de vente au détail (cinéma, achats en ligne, café, appareils électroniques, livres, etc.). Ce marché est évalué à 15,9 milliards de dollars, soit environ 2,7 % des ventes au détail au Canada, et il engendre des revenus annuels d’environ 525 millions de dollars.

Les points de fidélisation sont de plus en plus utilisés comme monnaie d’échange, les programmes de remise en argent étant l’exemple le plus direct. Les revenus sont estimés à 1,14 milliard de dollars par an, déduction faite des récompenses versées aux consommateurs.

La couche de connexion au réseau

La couche de connexion au réseau, qui permet l’acceptation des produits de paiement, comprend les acquéreurs, les fournisseurs de services de traitement, les OVI et un éventail de passerelles, de sous-fournisseurs de services de traitement et de revendeurs à valeur ajoutée.

Les revenus de base, estimés à plus de 1,5 milliard de dollars par an, proviennent des frais de traitement des opérations, des frais de location de terminaux, des frais de compte et d’autres frais liés notamment aux programmes de cartes-cadeaux et de cartes de fidélisation, au développement sur mesure et à l’exploitation de passerelles.  

Les OVI et d’autres intervenants accaparent environ 13 % du marché canadien, affichant des revenus d’environ 376 millions de dollars.  

Les réseaux de paiement canadiens tirent des opérations, des opérations de change et d’autres activités liées aux comptes des revenus bruts d’un peu moins de 790 millions de dollars, après déduction des incitatifs.