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Intégration des participants – Débloquer l’accès pour les participants au système de PTR

Cet été, dans The PayPod, nous vous présentons quelques-unes des séances d’analyse approfondie et des séances en petits groupes les plus populaires et les mieux reçues du SOMMET 2026. Nous l’appelons la série d’été du SOMMET.

Cette séance réunit des chefs de file du secteur pour démystifier le parcours d’intégration au système de paiement en temps réel pour les participants au système. Le groupe discutera des options de connectivité et de règlement, des questions que les participants doivent se poser pour une meilleure adaptation à leur modèle d’affaires et de la façon de se préparer au système de PTR.

L’intégration au système de PTR ne consiste pas seulement à se connecter. Il s’agit de prendre les bonnes décisions tôt afin que le système de PTR devienne une base pour la valeur client, la croissance de l’entreprise, l’échelle et la confiance.

Invitées :

  • Lorna Godin, directrice principale, Paiements quotidiens, CIBC

  • Kristi Lewis, vice-présidente, Marketing et relations avec le secteur, Paramount Commerce

  • Aaron Walker, directeur, Services aux participants du système de PTR, Paiements Canada

  • Modératrice : Michele Poole, fondatrice, DeepPoole Advisory

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À PROPOS DE THE PAYPOD

The PayPod est le balado multiépisodes de Paiements Canada qui explore les tendances et les sujets qui influencent les paiements au Canada et partout dans le monde. Écoutez Elizabeth Dempsey, gestionnaire, Stratégie et engagement en matière d’événements à Paiements Canada et animatrice de The PayPod, interviewer des experts de premier plan et des leaders d’opinion respectés au sujet de l’évolution du paysage des paiements, des besoins des Canadiens et de l'avenir des paiements modernes (seulement disponible en anglais).

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Transcription du podcast

Elizabeth (Liz) Dempsey:
Bienvenue dans notre série d’été du SOMMET, une présentation spéciale de The PayPod, le balado de Paiements Canada qui explore les tendances et les sujets qui influencent les paiements au Canada et partout dans le monde. Je suis votre animatrice, Liz Dempsey. Cet été, dans The PayPod, nous vous présentons quelques-unes des séances d’analyse approfondie et des séances en petits groupes les plus populaires et les mieux reçues du SOMMET 2026.

Au cours des huit prochaines semaines, nous publierons un nouvel épisode par semaine et nous vous donnerons un accès aux premières loges aux conversations dirigées par des experts sur des sujets allant des paiements en temps réel à la fraude, en passant par les systèmes bancaires ouverts et la segmentation en jetons. Nous l’appelons la série d’été du SOMMET. Aujourd’hui, nous lançons la série avec l’une des séances les plus suivies du SOMMET. La séance, intitulée « Intégration des participants : Débloquer l’accès pour les participants au système de PTR », explique comment se préparer au système de paiement en temps réel.

Comme vous l’entendrez, la connexion au système de PTR constitue une série de décisions stratégiques impliquant des modèles d’exploitation, l’expérience client en matière de risque, la gestion des liquidités et des partenariats. Joignez-vous à la modératrice Michelle Poole, fondatrice de DeepPoole Advisory, pour guider le groupe d’experts composé de Lorna Godin de la CIBC, Kristi Lewis de Paramount Commerce et Aaron Walker de Paiements Canada. Ensemble, ils vous guident dans le parcours d’intégration au système de PTR, en discutant de la façon dont prendre les bonnes décisions opérationnelles tôt dans le processus garantit que le système de PTR devient une base puissante pour la valeur client, l’évolutivité et la croissance de l’entreprise. Plongeons directement dans la table ronde d’aujourd’hui. Voici Michelle pour le mot d’ouverture.

Michelle Poole:
Je m’appelle Michelle Poole. Je suis la fondatrice de DeepPool Advisory, et j’aide les fournisseurs de services de paiement (FSP) et les entreprises de technologie financière à naviguer dans l’écosystème des paiements au Canada. Comme nous le savons tous, c’est un peu complexe. Je les aide donc à composer avec cette complexité et à comprendre comment obtenir l’accès au système de PTR, comment établir les bons partenariats, comment savoir quelles décisions ils doivent prendre et comment cela peut les aider à l’avenir, notamment en transformant l’accès au système de PTR en levier réel de croissance et d’évolutivité sur le marché.

Il y a donc eu beaucoup de discussions aujourd’hui sur tous les aspects techniques du système de PTR. Et comme nous le savons tous, c’est évidemment très important. Mais la connexion au système de PTR n’est pas seulement un choix technologique. Il y a aussi beaucoup d’autres choix. Comme Janet l’a dit dans sa séance, c’est un choix de modèle opérationnel. C’est un choix en matière de risque. C’est un choix d’expérience client. C’est un choix de liquidité et de règlement. C’est un choix de partenariat. Et pour de nombreuses organisations, ces choix ne façonnent pas seulement la façon dont elles se connectent au système de PTR, mais ensuite ce qu’elles peuvent réellement faire avec cette connexion une fois qu’elle est établie.

Au cours de cette séance, nous allons discuter de quelques-unes des questions principales auxquelles vous devez réfléchir. Pour ce faire, nous accueillons Aaron Walker, de Paiements Canada. Nous accueillons également Lorna Godin, de la CIBC. Enfin, nous accueillons Kristi Lewis, de Paramount Commerce. Ce qui est intéressant ici, c’est que Paramount Commerce et la CIBC sont deux organisations qui prévoient se connecter au système de PTR. Mais ce qui est intéressant, c’est qu’ils n’ont pas nécessairement la même clientèle, les mêmes cas d’utilisation ou les mêmes questions qui auraient été prises en compte dans leur entreprise pour les modèles d’exploitation et ainsi de suite. Nous aimerions donc en savoir un peu plus à ce sujet.

Pour commencer, je vais commencer par vous, Lorna, et j’aimerais que vous nous parliez brièvement de vous et de votre rôle dans le cheminement de la CIBC vers la connexion au système de PTR. Ensuite, lorsque votre organisation a examiné l’intégration au système de PTR, quelle était la justification opérationnelle pour établir la connexion et comment cela a-t-il façonné les décisions commerciales ou opérationnelles internes? 

Lorna Godin
D’accord. Bonjour tout le monde. Hum, tout le monde. Lorna Godin Depuis sa création, j’ai été un peu l’une des forces originelles dans le système de PTR, depuis sa création en passant par l’examen des règles et des politiques et jusqu’à la livraison maintenant. Je vais donc continuer à diriger l’équipe de la CIBC qui assure la mise en marché du système de PTR pour la CIBC. C’est donc excitant. J’ai hâte. Nous en arrivons vraiment aux détails pratiques.

En tant que membre originel, nos décisions étaient probablement un peu différentes de celles de quelqu’un qui envisage de participer maintenant. Donc, nous avons donc pris des décisions sur la façon de nous connecter. Ces décisions étaient très ambiguës à l’époque. Nous ne savions pas trop où cela allait nous mener, comment cela allait fonctionner. Comment l’expérience client allait-elle se différencier dans cet espace en temps réel? Nous avons une clientèle très, très large. Cela va de très grosses entreprises jusqu’au consommateur. Comment ces changements vont-ils les toucher? Veulent-ils des paiements en temps réel? Quelle est la différence entre l’utilisation des paiements différés, des paiements en temps quasi réel et des paiements en temps réel et nos clients vont vraiment en faire l’expérience.

Voilà donc certaines des choses qui ont motivé nos décisions au début. Ces décisions ont évolué, sans aucun doute. Je vais en parler plus en détail au fur et à mesure que nous poursuivrons la discussion, mais à mesure que le marché autour de nous a évolué, à mesure que la réglementation a évolué, nos décisions ont continué d’évoluer. Mais il a été question dans la table ronde précédente de modèles opérationnels, d’équipes opérationnelles plus importantes. Où sont vos équipes opérationnelles? Comment allez-vous faciliter tout cela en arrière-plan? Et, bien sûr, en tant que grande institution, vous devez réutiliser une grande partie de ce que vous avez pendant que vous modernisez une partie de vos anciens systèmes, vos décisions concernent la mobilisation des partenaires dès le début et ce à quoi vous allez vous attaquer en premier, parce qu’il y avait beaucoup à faire.

Nous avons dû nous concentrer sur les éléments essentiels qui doivent être là. Par exemple, quelles sont les choses que nous pouvons faire maintenant même si nous ne savons pas nécessairement à quoi ressemblera l’expérience client à ce stade‑ci? Nous brassons beaucoup plus de données. Nous devons accélérer les choses. Nous devons passer à un modèle vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Donc, beaucoup de décisions ont été prises en fonction de ces éléments au début. Et j’en parlerai davantage au fur et à mesure.

Michelle Poole
Génial. Et Kristi?

Kristi Lewis:
Bonjour à tous. Je m’appelle Kristi et je suis vice-présidente du marketing et des relations avec le secteur à Paramount Commerce. Donc, mon rôle en ce qui concerne le système de PTR est vraiment de déterminer pourquoi nous devrions y participer, comment nous le faisons, et ensuite de faciliter ces relations afin, vous savez, de concrètement participer au système de PTR. Permettez-moi de vous expliquer un peu qui est Paramount Commerce. Cela vous aidera à comprendre notre arbre de décision pendant cette discussion sur notre participation au système de PTR. Paramount Commerce est donc le principal fournisseur de services de paiements bancaires au Canada. Nous nous spécialisons donc dans les paiements par compte bancaire. Pensez au Virement Interac, au TEF, à notre système de PTR qui sera bientôt en ligne, bien entendu. Nous traitons donc environ 10 milliards dans différents secteurs. Il y a donc les versements, les jeux vidéo, le paiement de factures et le commerce électronique.

Donc, j’espère que ce vous avez retenu là-dedans, c’est « paiements bancaires ». La décision de participer au système de PTR a donc été très facile. Nos clients en tireront des avantages importants dès que nous y participerons. Pensez donc à des paiements riches en données pour nos clients dans le domaine des versements, des paiements instantanés irrévocables pour nos exploitants de jeux vidéo. Et je pense que presque tous nos clients d’affaires recherchent un règlement plus rapide.

Qu’est-ce qui a été un peu plus délicat comme discussion? Il y a eu de très bons débats sur la façon dont nous allions participer au système de PTR. Allions-nous passer à la connexion directe, ou allions-nous passer par un fournisseur de services de connexion? Nous pourrons aborder certains de ces différents facteurs de décision un peu plus tard. Mais au bout du compte, c’était vraiment une question d’autonomie. 

Dans ce merveilleux paysage canadien, pour la toute première fois, les FSP peuvent se raccorder directement à un système de paiement sans passer par une tierce partie. Pour la toute première fois. C’est absolument énorme parce que pour nous, cela signifie que nous pouvons construire ce que nous voulons, quand nous le voulons, comme nous le voulons, sans avoir à compter en premier lieu sur certaines capacités offertes par un fournisseur de services de connexion.

C’était donc une décision majeure qui nous a incités à adopter le modèle de participation en connexion directe.

Michelle Poole
Merci beaucoup. Aaron, parlez-nous un peu de vous et de votre rôle à Paiements Canada. Et puis de votre point de vue, parce que votre point de vue englobe tous les participants qui vont intégrer le système de PTR. Donc ce serait bien d’avoir votre point de vue. D’après vous, en quoi les organisations sous-estiment-elles parfois les décisions d’affaires et opérationnelles qui s’y rattachent? 

Aaron Walker:
Bonjour à tous. Je dirige donc l’équipe des services aux participants. Le travail de mon équipe consiste donc à guider tous les demandeurs dans deux processus parallèles. Le premier, c’est ce qu’on pourrait considérer comme un processus administratif, c’est votre demande de participation, toute la diligence raisonnable nécessaire pour comprendre votre entreprise et le genre de risque lié aux activités que vous prévoyez mener dans le cadre du système de PTR, on vous guide tout au long du processus de certification. Tout ce processus de demande. 

Le deuxième, c’est la partie plus technique, de la connexion au système, de la connexion au système d’essai pendant la certification, puis de la connexion finalement à la version de production.

Et de ce point de vue, d’avoir travaillé avec tous les participants, toutes les deux sont membres originelles, et nos tout nouveaux membres, il y a beaucoup de décisions, que vous allez examiner plus en profondeur. Je crois que je dirais que l’une des choses les plus importantes que les gens sous-estiment, c’est la quantité de travail qu’il faut faire pour vraiment comprendre vos obligations en tant que participant.

C’est énorme. Lorna par exemple, est là depuis le début du parcours. Vous avez discuté des règles pendant des années, n’est-ce pas? 

Lorna Godin:
Et qui ont changé.

Aaron Walker:
Et pas seulement vous, n’est-ce pas? Vos avocats, vos équipes opérationnelles, vos équipes de conformité et de gestion des risques. Ils ont tous fait partie de ce parcours, pour comprendre les règles et les règlements. Tous ces documents clés, le règlement, les règles, les documents à l’appui, comme la description du niveau de service, le manuel de gestion des fraudes, le document de description des urgences. Tous ces éléments forment le cadre juridique qui fournit cette certitude juridique qui sous-tend la promesse du système de PTR.

On n’en parle pas beaucoup, mais pour moi, c’est fondamental pour l’avenir du système de PTR. Et le fait est que c’est une énorme somme de travail. Et en tant que participant, c’est un énorme contrat qui vous engage. Vous vous inscrivez en tant que participant, et il n’y a pas de raccourci pour comprendre quelles sont ces obligations, n’est-ce pas? Ça se fait une ligne à la fois. Lire chacun de ces documents. Il y a 15 règles. Il y a une description du niveau de service, il y a un service de fraude. Il y a beaucoup de contenu. Votre avocat doit donc tout lire. Votre équipe produits doit tout lire. Votre équipe des risques doit tout lire, votre équipe des opérations de paiement doit tout lire. Parce que si vous ne le faites pas, c’est comme vous engager à jouer dans une pièce de théâtre et ne pas lire le texte. Donc, quand le rideau va se lever, ça ne va pas être joli, n’est-ce pas? C’est très important.

Michelle Poole:
Pour aller un peu plus loin là-dessus, c’est presque comme, vous savez, en tant que FSP, vous devez être enregistré en vertu de la LAAPD, n’est-ce pas? Et il y a toutes ces exigences, il y en a 148. Ensuite, vous obtenez votre inscription. Mais ce n’est en fait qu’un début, n’est-ce pas? Donc, vous savez, vraiment quand on pense à l’intégration au système de PTR, ça ne commence pas par la question de la connexion. Il s’agit plutôt de savoir ce que nous essayons de rendre possible. Donc, pour aller plus loin, l’intégration au système de PTR ne consiste pas en une décision unique. Il s’agit d’une série de décisions interreliées, et de choix. Donc, vous savez, dans notre secteur, juste pour ajouter à la bonne vieille liste d’acronymes, dont nous sommes très friands, n’est-ce pas? On a ISP (participant indirect au règlement), DSP (participant direct au règlement) et CSP (fournisseur de services de connexion). Mais il s’agit essentiellement de savoir comment vous allez participer. Allez-vous régler en tant qu’adhérent ou avec un agent de règlement? Ensuite, il s’agit de savoir comment vous allez vous connecter. Allez-vous avoir une connexion directe et vos propres messages de paiement? Ou allez-vous vous connecter par un fournisseur de services de connexion?

Donc, Lorna et Kristi, comme chacune de vos organisations est passée par toutes les phases, de l’intérêt pour le système de PTR à l’intégration à celui-ci, y a-t-il eu de grands moments de révélation ou de surprise dans la décision de participer et de la façon de se connecter? Et y avait-il, vous savez, des considérations clés ou des choses clés que vous aimeriez souligner pour les autres personnes ici présentes qui songent à intégrer le système de PTR et que vous voudriez communiquer? 

Kristi Lewis:
Oui, absolument. J’aimerais pouvoir dire qu’il y a eu peu de moments de révélation, mais il y en a beaucoup, tous les jours! Paramount Commerce a donc été parmi la première cohorte de FSP à devenir des membres très fiers de Paiements Canada. Et si l’un d’entre vous a déjà été le premier dans quelque chose, normalement, c’est très douloureux. Il y a souvent des tonnes d’obstacles au long de la route. La prise de décisions est opaque, il y a beaucoup de va-et-vient. Et une chose qui a été très surprenante, c’est qu’il y a eu une voie très claire pour les FSP qui voulaient devenir membres de Paiements Canada, et sur la façon de se connecter ensuite au système d’échange. 

Et donc énormes félicitations à l’équipe de Paiements Canada, parce que la quantité de travail qui a dû se faire en arrière-plan de ce processus pour le rendre aussi fluide qu’il l’a été pour nous, en tant que l’un des premiers FSP à l’avoir fait, bravo. C’était incroyable. Et donc ça a certainement aussi joué un rôle dans la détermination de la façon dont nous allions nous connecter. Donc, avoir la disponibilité de la fantastique équipe de Paiements Canada, l’intégration et le soutien de nos équipes techniques tout au long du processus, tout ça a certainement joué un rôle dans la prise de décisions. Je ne dirais pas que c’était facile. Je ne veux pas sous-estimer la quantité de travail, mais il y a un processus clair et défini.

Pour mes FSP dans la salle, il y a deux ou trois autres choses dont vous voulez tenir compte. Donc, dans les avantages de la connexion directe, nous avons beaucoup parlé de l’autonomie. Avoir la main sur cette expérience utilisateur, avoir la main sur les limites, avoir la main sur la marque. Ça a été un élément majeur dans notre prise de décision. Mais d’un autre côté, il y a aussi le coût de cela. Il y a donc un coût de construction initial. Il y a une structure très complexe dont il faut tenir compte si l’on envisage la connexion directe. L’autre chose que je vous recommande, vous savez, c’est de regarder à l’interne et de voir quelles sont les capacités et les compétences de votre équipe.

Chez Paramount, nous avons beaucoup de chance. Nous avons une équipe de développement fantastique qui a de l’expérience sur d’autres modèles de règlement brut en temps réel comme Sepa et FedNow. Cela a donc également contribué à notre prise de décision. On s’est dit : « On peut le faire! On peut choisir la connexion directe. » Et je ne suis pas sûr que ce soit nécessairement une condition facile à satisfaire. Donc, c’est sans aucun doute quelque chose qu’il faut envisager, parce que si vous avez besoin d’impartir cet ensemble de compétences, c’est un autre coût dont il faut tenir compte. Il faut décider sir vous voulez ou non utiliser la connexion directe, ou si vous voulez ou non passer par un fournisseur de services de connexion.

Lorna Godin:
C’est différent pour nous. Absolument. En tant que grande banque. Beaucoup de décisions nous sont en quelque sorte imposées. Nous sommes déjà des intervenants directs dans le système. Nous allions donc évidemment effectuer des règlements directs dans le système de PTR. Mais je dirais que le moment de révélation a été le rythme de son évolution. Comme je l’ai dit, nous avons pris certaines décisions au début, nous avons dû en quelque sorte refaire une synthèse à l’interne, nous demander s’il s’agissait des bonnes décisions. Je pense que ça a été de bonnes décisions. Oui. Poursuivons. Nous avons donc sur le marché ce merveilleux produit appelé Virement Interac. Et beaucoup de nos clients s’y abonnent. Nous avons donc dû faire attention par rapport au fait de changer l’expérience des clients et la façon dont cela pourrait être affecté par le système de PTR et certains des nouveaux participants qui viennent offrir différents produits et la façon dont nous livrons concurrence avec ce que nous appelons un ancien produit, n’est-ce pas?

Donc, lorsque nous discutions avec Interac, l’autre chose qui nous a surpris était le niveau de navigation, je suppose la navigation et l’harmonisation du produit actuel sur le marché. Nous savions donc tous que nous devions nous convertir. Nous avons la conformité de l’infrastructure des marchés financiers à respecter, nous devons nous convertir au règlement en temps réel. Mais qu’en est-il du produit existant sur le marché? À quoi cela ressemble-t-il dans nos opérations internes ou nos systèmes techniques internes? Et comment nous assurer que nous nous conformons aux règles de Paiements Canada et à nos obligations à l’égard des règles de Paiements Canada et comment nous assurer que notre partenaire, Interac, en tant que FSC, se conforme également aux règles parce que nous sommes ultimement responsables de nous y conformer.

Il y a donc eu beaucoup de moments de révélation dans cette évolution, les FSP qui arrivent, la LAAPD, la Banque du Canada qui a envoyé, vous savez, l’appel de demandes au moment où nous avons commencé ces conversations et pris les décisions concernant ce que nous allions offrir à nos clients. Nous n’avions pas vraiment une bonne idée de la rapidité avec laquelle cela allait se faire ou si ça allait se faire tout court.

Nous n’étions donc pas certains de ce avec quoi nous étions en concurrence. J’ai parlé d’ambiguïté. Il y avait simplement beaucoup d’ambiguïté. Comme la plupart des personnes ici présentes le savent, le programme existe depuis un certain temps, mais beaucoup de choses sont devenues plus claires. Nous avons donc été en mesure d’évoluer et de nous adapter au fur et à mesure que la clarté s’améliorait. Et au fur et à mesure que ces choses ont été mises sur le marché et nous avons vu comment elles se sont passées. Je pense avoir répondu à toutes les questions, d’accord.

Kristi Lewis:
Oui, je vais aussi remercier les grandes banques. Donc, en tant que FSP entrant dans ce processus un peu plus tard, il y a eu tellement de travail qui a été fait par les banques dont, par chance, nous bénéficions maintenant. Vous savez, certaines de ces conversations ont changé la trajectoire. Je vous remercie donc infiniment du travail que vous avez fait dans ce dossier. Et, vous savez, nous sommes très enthousiastes à l’idée d’arriver après que certaines de ces décisions ont été prises.

Lorna Godin:
Et ça continuera d’évoluer, avec les voix des FSP. Et nous trouverons des solutions au fur et à mesure.

Michelle Poole:
Génial. D’accord. Donc, Aaron, de votre point de vue, dans toutes les organisations qui intègrent le système de PTR, y a-t-il eu des moments de révélation ou des choses dont elles se rendent compte seulement lorsqu’elles commencent à l’intégrer, que vous pourriez évoquer et, vous savez, partager des pratiques exemplaires avec d’autres. 

Aaron Walker:
L’un des moments de révélation que j’ai vu à maintes reprises, c’est que les paiements sont un sport d’équipe, n’est-ce pas? Il faut votre équipe de la technologie et du réseau, votre équipe de la sécurité et de la cybersécurité, votre équipe de la fraude et du risque, votre équipe de produits, votre équipe des opérations de paiement et de traitement des exceptions, votre équipe de gestion de la trésorerie, votre équipe de l’expérience utilisateur. Et, ça, c’est uniquement pour remplir le formulaire de demande. Ça fait beaucoup.

Il y a une autre dimension au travail d’équipe. Et, c’est-à-dire, je vois souvent ce moment de révélation où les demandeurs se rendent compte que, pour respecter leurs obligations en tant que participant, ils doivent collaborer avec d’autres participants. Qu’il s’agisse de demandes de retours, de demandes de filtrage de sanctions ou de gestion de liquidités en dehors des heures d’exploitation de Lynx. Ce sont toutes des choses qui exigeront que vous établissiez des relations avec les autres participants, de façon opérationnelle, et peut-être de façon opérationnelle 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. C’est quelque chose qui fait réfléchir, un moment de révélation que j’ai vu se répéter encore et encore.

Michelle Poole:
C’est une bonne réponse, sans aucun doute. D’accord. Passons donc de l’intégration à la réalité opérationnelle. Ta ta ta ta. Donc, une fois qu’une organisation adhère à un système de paiements irrévocables en temps réel, la question n’est pas de savoir si les paiements peuvent être faits. Il s’agit de savoir si l’organisation est prête à appuyer le résultat. Des éléments comme les contrôles, les rapports, la réponse à la fraude et la gestion des liquidités deviennent tous des réalités opérationnelles. Donc, Aaron, je vais commencer par vous, du point de vue de Paiements Canada, lorsque les participants sont intégrés en arrière-plan, que doivent-ils regarder au-delà de la connexion technique et à quoi doivent-ils réfléchir sur ce que cela implique vraiment de fonctionner 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, trois cent soixante-cinq jours par an sur le système de PTR.

Aaron Walker:
Oui, c’est l’une des premières choses que je dis toujours à un nouveau candidat, c’est, si vous considérez le système de PTR comme un projet technologique, vous vous préparez à l’échec. C’est beaucoup plus que cela. C’est tout ce dont vous venez de parler, n’est-ce pas? Et cela nous ramène à mon premier point, vous savez, sur la compréhension de vos obligations en tant que participant. Si vous lisez les règles ligne par ligne, vous verrez très clairement tous les différents éléments de vos opérations qui devront fonctionner en harmonie.

Plus tôt ce matin, nous avons beaucoup entendu parler du volet technologique. Je pense qu’il faut une énergie égale pour aborder le volet opérationnel. De quelles capacités avez-vous besoin pour soutenir les activités et les opérations du système de PTR? Et le truc au sujet du volet opérationnel, c’est qu’il s’accompagne de cette complexité supplémentaire, à savoir les gens. Il y a les gens, la gestion du changement dans le volet opérationnel. Chacun doit comprendre sa responsabilité et son rôle, les garde-fous en matière de risque qui existent autour des activités et la façon d’intervenir lorsque les choses ne se déroulent pas conformément aux procédures normales d’exploitation, parce que c’est obligé, ça va se produire, n’est-ce pas? Cela concerne la continuité des activités et la résilience opérationnelle.

L’autre chose qu’il a en commun avec le volet technologique, c’est cette idée de composabilité. Vous n’avez donc pas à tout faire vous-même. Dans ce volet opérationnel, il est logique de mettre l’accent sur vos forces fondamentales. Faites les choses dans lesquelles vous excellez, et nouez peut-être des partenariats pour les autres.

Michelle Poole:
Excellent. Bonne analyse, sans aucun doute. Je vais commencer par vous, Kristi.

Kristi Lewis:
Oui. En fait, j’ai l’impression qu’Aaron a très bien résumé à ma place. Donc merci beaucoup. Hmm, je suis tout à fait d’accord. Et en fait j’ai l’impression d’avoir été coupable de cela jusqu’à présent dans mes réponses en parlant de la technologie et de la complexité de la construction. En vous joignant à un nouveau système de paiement, vous pensez à l’expérience utilisateur et à l’interface attrayante. Mais ce n’est pas tout le travail. 

Il y a à peu près autant de travail à faire du côté des politiques et des procédures pour que les choses se déroulent bien. Et donc de notre côté, nous faisons cet exercice vraiment super amusant, de passer en revue toutes nos politiques et procédures et de déterminer celles existantes qui peuvent être modifiées pour le système de PTR, et celles où nous avons des lacunes. Avons-nous besoin de nouvelles politiques et procédures? Et puis, vous savez, il y en a quelques-unes où on se demande, oh, est-ce qu’on peut garder cette politique ou cette procédure?

Permettez-moi de vous donner un exemple pour chacune d’elles. Donc, pour ce qui est de la partie modification, nous avons un système de gestion des risques et de lutte contre la fraude très solide. Nous travaillons donc en étroite collaboration avec Virement Interac, presque en temps réel. Nous avons 20 ans de données qui entrent dans notre modélisation prédictive par IA. Et surtout si l’on tient compte des différents secteurs que nous soutenons dans le domaine des versements et des jeux vidéo, nous sommes très forts dans ce domaine. Et donc pouvoir adapter ces politiques légèrement pour tenir compte du système de PTR a été, non pas facile, mais un peu plus direct.

Ensuite, il y a la question de la trésorerie et de la gestion de la trésorerie, et nous avons parlé de la liquidité. Eh bien, c’est un tout nouveau secteur d’activité pour nous. Nous travaillons donc avec nos partenaires bancaires de nouvelles façons pour avoir un partenaire financier Lynx et des choses que nous n’avons jamais faites auparavant. Il nous faut donc mettre en place des processus et des procédures entièrement nouveaux. Et, pour revenir sur le versant humain, chez Paramount Commerce, nous avons une culture de travail très flexible. Petite publicité éhontée, je travaille pour Paramount. Nous pouvons donc travailler n’importe où jusqu’à trois mois par an, mais, bien sûr, la sécurité et la solidité du système de PTR sont très importantes et essentielles, l’élément le plus fondamental de l’infrastructure. Vous ne pouvez pas vous connecter au système de PTR à partir d’une adresse IP publique. Donc pas d’hôtels, pas d’aéroports. Donc qu’est-ce que ça signifie pour certains des éléments de notre culture du travail flexible à l’avenir? Et comment pouvons-nous nous adapter et nous assurer que nous avons la couverture de notre équipe pour être en mesure de soutenir notre équipe et le système de PTR?

Michelle Poole:
Merci. Je pense que cela nous donne un véritable aperçu de tous les processus complètement nouveaux, de toutes les choses et de toutes les réalités opérationnelles que vous devez envisager et qui pourraient s’appliquer à d’autres nouveaux FSP également. Mais changeons un peu de sujet parce que Lorna, vous êtes manifestement une organisation très mature avec des processus opérationnels bien établis. Donc, pour vous, y a-t-il quelque chose de complètement nouveau? Avez-vous dû réfléchir à quelque chose du point de vue de la réalité opérationnelle?

Lorna Godin:
Tout d’abord, j’adore que ce soit une chose si unique à contempler. Je me suis dit, ouah, ça a l’air vraiment amusant. Des choses différentes. Oui. À contempler. Nous avons eu des commentaires, un peu plus tôt, de représentants de KOHO, qui nous disaient « nous n’avons pas ces énormes moteurs opérationnels derrière nous pour faire toutes ces choses ». Et ma réponse, c’est que c’est un peu une arme à double tranchant, vous savez? Parce que c’est ce que nous avons. Et ils sont tous très isolés par fonction, n’est-ce pas? En général, nous faisons des gadgets logiciels et nous les séparons par fonction pour des raisons d’efficacité. Et soudain vous essayez de comprendre, d’accord, cette fonction ici fait ceci avec le Trésor et cette fonction ici fait ça avec le traitement des exceptions et cette fonction ici fait ça, en rapport avec la fraude. Et vous ne pouvez pas avoir de transferts entre toutes ces fonctions, comment faire pour que ça se fasse et comment peut-on automatiser? Et on a l’IA générative devant nous et des objectifs de productivité à atteindre maintenant. Et donc toutes ces choses arrivent vraiment à un point critique alors que nous envisageons l’intégration, n’est-ce pas? 

Donc nous avons tout ce chemin derrière nous, mais maintenant nous en sommes aux détails pratiques. Nous devons trouver comment agglutiner tout ça. Y a-t-il une manière ou plusieurs manières? Et pouvons-nous créer de l’efficacité dans ce champ? Voilà donc certains défis que nous avons devant nous. Et puis vous amplifiez cela avec la gestion du changement pour les gens, vous devez aussi vous occuper des humains, non? Ce sont les humains qui vont recevoir des appels. Ce sont les humains qui vont devoir changer. Donc il y a beaucoup de travail à faire à cet endroit.

Je crois que vous avez demandé dans quel domaine je recommanderais aux gens de se concentrer. En fait, je recommanderais aux gens de se concentrer, qu’il s’agisse de FSP ou de grandes banques, sur ces situations exceptionnelles. Je pense que nous ne réfléchissons pas nécessairement à ce qui va se passer lorsque les choses vont dérailler, mais les choses vont dérailler sans aucun doute. Des opérations vont échouer. Quelque chose va arriver. Il y aura de la fraude. Et pensez vraiment à la façon dont vous allez gérer ces opérations. Parce qu’une fois que nous aurons commencé et que nous aurons de gros volumes qui se déplaceront, dans une nouvelle ère, et que nous commencerons à ajouter de nouvelles expériences et de nouvelles choses qui continuent de nous arriver, il sera vraiment important d’avoir ces, ce que je veux dire, c’est que nous en parlons depuis longtemps, comme des moments de vérité, n’est-ce pas? Nos clients nous font confiance lorsque quelque chose ne va pas, nous devons régler le problème. Il est donc vraiment très important de se concentrer sur certains de ces moments de gestion des exceptions.

Michelle Poole:
Génial. J’ai une autre question que je veux vous poser à tous. J’aimerais donc que toutes les organisations présentes dans la salle répondent à cette dernière question. Nous avons parlé des choix de participation. Nous avons parlé un peu de justification, de préparation à l’intégration, et de certaines réalités opérationnelles. Mais l’occasion la plus importante ici n’est pas seulement de se connecter au système de PTR. Il s’agit vraiment de savoir ce que cette connexion peut permettre pour la croissance de votre organisation, pour votre évolutivité, pour vos partenaires, pour vos clients, et peut-être même pour votre modèle d’affaires au fil du temps. Donc, Aaron, du point de vue de l’intégration de Paiements Canada, qu’est-ce que les organisations devraient envisager plus tôt si elles veulent être en mesure de libérer le plein potentiel du système de PTR au fil du temps?

Aaron Walker:
Merci, Michelle. Quand je pense à libérer le plein potentiel du système de PTR, je pense à l’énorme écosystème qui se trouve dans cette salle. Et pour libérer ce potentiel, chaque organisation de cet écosystème doit être en position de force. Nous avons pris beaucoup de décisions architecturales très réfléchies concernant le système de PTR afin de rendre possibles de nombreux modes de participation. Et que ce soit comme participant direct ou indirect au règlement, ou comme membre non participant qui s’associe à une banque ou à un agrégateur comme l’une des sociétés coopératives de crédit centrales, il y a beaucoup de modes différents qui vous permettent de tirer parti de vos principaux points forts, et de créer des partenariats là où vous en avez besoin pour que votre idée intelligente qui amène du volume de paiement au système de PTR se concrétise.

Michelle Poole:
C’est tout à fait logique. Kristi, puis Lorna, du point de vue de l’intégration. Dites-moi, comment la définition de l’accès va-t-elle évoluer au fil du temps? Et alors que nous approchons du lancement du système de PTR, qu’est-ce que les participants potentiels doivent absolument avoir ou à quoi doivent-ils vraiment réfléchir dans leurs plans de préparation pour qu’eux aussi puissent finalement libérer le plein potentiel du système de PTR au fil du temps? 

Kristi Lewis:
Oui, c’est une très bonne question. Je pense que, du moins du point de vue d’un FSP, lorsque nous regardions la définition de l’accès jusqu’à maintenant, c’était vraiment noir et blanc. Nous avions donc la possibilité de nous connecter à un système de paiement en passant par une grande banque. C’est tout. Ou j’imagine par l’intermédiaire d’une petite banque, puis d’une grande banque, au système de paiement. Et c’était ça les options. Et maintenant pour la première fois, j’aime à dire, je me dis, oh, nous avons le choix. Il y a plusieurs façons de se connecter. Il y a de multiples façons de faire des règlements. Et je pense que ce genre de choix sur mesure pour les FSP, les sociétés de technologie financière ou les entreprises va vraiment changer le paysage de l’innovation parce qu’ils peuvent trouver ce qui fonctionne le mieux pour eux et leur entreprise. Et je pense que nous allons voir une tonne de nouveaux produits et solutions très novateurs pour les entreprises et les particuliers sortir de cette nouvelle définition de l’accès.

Je pense que nous allons voir des choses vraiment très intéressantes au cours des deux ou trois prochaines années sur le plan de l’innovation, à la suite de ces décisions. Alors oui, c’est très enthousiasmant.

S’il y a une chose à laquelle il faut vraiment réfléchir, c’est d’avoir une stratégie très claire de gestion des liquidités. Le système de paiement en temps réel est préprovisionné. Ces transactions se font 24 h sur 24, 7 jours sur 7, trois cent soixante-cinq jours par an, que cela nous plaise ou non. Et s’il n’y a pas d’argent dans ce compte, ces opérations vont échouer. Nous devons donc nous assurer qu’il y a une surveillance en temps réel, que nous comprenons combien d’argent se trouve dans ce compte et comment nous y versons de l’argent si nous en avons besoin tout de suite, pour nous assurer que toute la structure ne s’effondre pas parce qu’il n’y a pas d’argent dans ce compte. Je pense donc que si vous êtes un FSP qui examine le système de paiement en temps réel, la gestion de la liquidité, le financement, les partenaires Lynx, travailler avec vos partenaires bancaires pour pouvoir intégrer ce système en arrière-plan pour soutenir le système de PTR, ce sera absolument essentiel. Et on pourrait même dire Paramount [NDT : jeu de mots avec le nom de son entreprise, « paramount » signifie « capital », « primordial »].

Lorna Godin:
Pour ce qui est de l’accès, pour moi, j’adopte un point de vue différent en ce qui concerne l’accès, pas tellement l’accès au système de paiement, mais l’accès aux données. D’accord. Donc le fait que nous aurons tellement plus de données voyageant, hum, avec les paiements, et que nous pourrons les comprendre et les rajuster et en faire des choses pour protéger l’offre, hum, juste et créer à l’interne, n’est-ce pas? Donc, pour moi, c’est ça, le gros morceau sur l’accès. Je suis tout à fait consciente que nous avons ouvert l’accès à un système de paiement et que nous avons de nouveaux joueurs, et qu’il y a plus de connaissances à cause des nouveaux joueurs parce que les gens appréhendent les choses de façon différente. Et donc nous allons tous en tirer des leçons. Donc j’adore ça. Pour ce qui est des choses sur lesquelles il faut se concentrer, le client d’abord. Si vous commencez par le client et finissez par le client et pensez à tout ce qui se trouve entre les expériences, les facteurs de risque, les opérations internes. Si vous ne le faites pas, si vous perdez de vue ce qui arrive au client à n’importe quel moment, alors vous n’avez pas été en mesure de mettre en œuvre efficacement, parce que tout ça, c’est pour le client en fin de compte, n’est-ce pas? C’est pour lui apporter de nouvelles expériences, pour le protéger. Nous avons pris des mesures pour protéger les clients grâce au système de PTR. Il ne faut donc pas perdre de vue le client et toutes les possibilités que ça lui ouvre.

Michelle Poole:
Bonne réponse. Alors j’ai une question très intéressante et je ne suis pas sûre si Aaron, vous voulez y répondre ou, Kristi, c’est peut-être intéressant de votre point de vue également. La question est de savoir combien d’étapes il y a dans le processus d’intégration? Et de façon réaliste, combien de temps cela prend-il?

Aaron Walker:
Il y a de nombreuses étapes. Je dirais que le processus de demande en soi comporte deux étapes. Je pense qu’il est important que les gens comprennent cela, que vous remplissez le formulaire de demande, vous savez, en supposant que vous êtes membre, c’est la première étape. Premièrement, vous devez devenir membre de Paiements Canada. Une fois que vous avez soumis votre demande de participation au système de PTR, elle passe par deux phases. Il y a donc une évaluation initiale. Et cette évaluation initiale mène à une approbation conditionnelle.

Et la raison pour laquelle nous utilisons une approbation conditionnelle, c’est pour permettre deux choses en parallèle. Nous voulons l’approbation conditionnelle pour nous convaincre que le risque que nous prenons de vous laisser utiliser nos ressources d’intégration et de vous connecter à notre système d’essai est un risque raisonnable pour nous.

Après l’approbation conditionnelle, les deux choses qui se produisent en parallèle sont votre connexion au système d’essai, votre intégration au système d’essai et vos activités de certification, et la diligence raisonnable sur votre demande complète de participation. Cela nous amène à la dernière étape de votre demande de participation, qui est l’approbation, votre DPA et l’intégration proprement dite au système. Pour ce qui est de la durée, je n’ai pas vu deux personnes avec un échéancier identique. C’est propre à chaque organisation, d’accord? Tout dépend des ressources dont vous disposez et de la mesure dans laquelle le système de PTR est une priorité pour vous et vos capacités de base en tant qu’organisation. En règle générale, l’étape de l’approbation conditionnelle prend quelques mois. Je n’ai pas vu les choses aller plus vite que quelques mois.

Dans le même temps, il y a beaucoup de planification préalable que nous pouvons faire ensemble. Donc, ces quelques mois de planification préalable préparent vraiment le terrain pour l’intégration technique au système d’essai. C’est une activité qui dure de trois à quatre mois. Et cela mène à la certification, qui prend encore un mois. Il faut donc prévoir six ou sept mois de planification, de diligence raisonnable, d’intégration au système d’essai et de mise à l’essai pour arriver au système de paiement en temps réel. C’est le rythme le plus rapide que je puisse imaginer. Et bien sûr, le facteur limitatif est la quantité de ressources et les priorités du participant.

Michelle Poole:
Ma prochaine question fait suite à ce que vous venez de dire, à savoir que ce n’est pas nécessairement exactement la même chose pour toutes les organisations. Il y a diverses étapes à suivre. Mais la deuxième question ici est la suivante : y a-t-il des types d’organisations qui sont mieux placées pour utiliser un FSC pour se connecter ou, au contraire se connecter directement en tant que participant direct? Et c’est un peu le même genre de situation. Ça dépend vraiment, comme nous en avons parlé et comme Kristi en a parlé, vous savez, l’une des choses les plus importantes est de comprendre votre liquidité et ce que cela signifie pour vous et d’avoir une bonne maîtrise de la situation. C’est donc un aspect de la question. Mais Kristi a aussi parlé de l’un des facteurs de décision pour lesquels ils ont voulu une connexion directe, à savoir avoir l’autonomie nécessaire pour pouvoir innover et développer sur cette base. Encore une fois, ce n’est pas une réponse simple. Il y a une série de questions et de choix que vous devez examiner et qui sont liés à votre entreprise et à ce que vous voulez faire à l’avenir et ce que cela pourrait permettre de faire. Ensuite, c’est un peu comme une grille d’évaluation ou un cadre qui vous mène à une décision, par exemple ce qui est le plus logique ici, c’est d’établir des partenariats sur le plan de la liquidité, ou de se connecter de telle façon.

Et c’est intéressant parce que l’intégration est semblable de cette façon également. Donc c’est tout le temps que nous avons pour les questions supplémentaires. Mais je vous remercie beaucoup. Et je dirais que, vous savez, s’il y a seulement trois choses auxquelles nous voulons que vous réfléchissiez et que vous reteniez de notre discussion d’aujourd’hui, la première serait simplement que l’intégration au système de PTR n’est pas qu’une seule décision. Nous avons parlé de la série de choix et de considérations auxquelles vous devez réfléchir. Deuxièmement, se connecter n’est pas la même chose que d’être prêt. Vous avez peut-être les capacités techniques pour vous connecter, mais sur le plan opérationnel, vous n’êtes peut-être pas encore prêt pour cela. Et la troisième chose concerne les plus grandes possibilités. Il ne s’agit pas seulement de la connexion elle-même, mais aussi de la vue d’ensemble de ce que cette connexion peut permettre à votre entreprise au fil du temps. Je vous remercie donc beaucoup.

Elizabeth (Liz) Dempsey:
Voilà qui conclut notre premier épisode de la série d’été du SOMMET. Un grand merci à notre groupe incroyable : Aaron Walker, Lorna Godin et Kristy Lewis et notre modératrice, Michelle Poole. Comme nous l’avons entendu aujourd’hui, se connecter est un sport d’équipe et seulement la première étape pour libérer le plein potentiel des paiements en temps réel pour votre entreprise et pour vos clients. 

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Je suis votre animatrice, Liz Dempsey. Merci d’avoir écouté le balado, et assurez-vous d’être à l’écoute la semaine prochaine.

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