Épisodes de podcasts

Épisode 46 : Trouver son chemin dans l’écosystème des paiements du Canada

Le paysage des paiements au Canada se transforme rapidement, ce qui offre une gamme croissante d’options de participation aux acteurs émergents. Cette séance explore comment les organisations peuvent naviguer efficacement dans l’écosystème pour stimuler leur croissance. Elle examine aussi les principaux systèmes de transfert de fonds offerts aujourd’hui, y compris les cartes prépayées, Visa Direct, Mastercard Send, Virement Interac et le prochain système de paiement en temps réel.

Vous en apprendrez davantage sur les répercussions opérationnelles, réglementaires et stratégiques de chaque approche. La séance met en évidence comment un accès élargi peut favoriser un environnement de paiement plus concurrentiel et comment la prise de décisions éclairées stimule l’innovation, réduit les coûts et élargit les choix pour les consommateurs et les entreprises du Canada.

Invitées :

  • Rohitash Hural, Vice-président associé, Comptes stratégiques, People’s Group
  • Kartik Kamat, Responsable du portefeuille de cartes de crédit de particuliers, Mastercard
  • Josh Rowat, Représentant, Wise (Paiements, Amérique du Nord)
  • Alena Scotchmer, Associée, Gowling WLG

Modératrice :

  • Olivia Tang, Première vice-présidente, Services juridiques, People’s Group
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À PROPOS DE THE PAYPOD

The PayPod est le balado multiépisodes de Paiements Canada qui explore les tendances et les sujets qui influencent les paiements au Canada et partout dans le monde. Écoutez Elizabeth Dempsey, gestionnaire, Stratégie et engagement en matière d’événements à Paiements Canada et animatrice de The PayPod, interviewer des experts de premier plan et des leaders d’opinion respectés au sujet de l’évolution du paysage des paiements, des besoins des Canadiens et de l'avenir des paiements modernes (seulement disponible en anglais).

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Transcription du podcast

Elizabeth (Liz) Dempsey :
Rebienvenue à la série d’été du SOMMET, une présentation spéciale de The PayPod, le balado de Paiements Canada qui explore les tendances et les sujets qui influencent les paiements au Canada et dans le monde.

Je suis votre animatrice, Liz Dempsey.

Premièrement, une annonce : Nous sommes le mercredi 19 août et nous sommes ravis de vous annoncer que les inscriptions sont maintenant ouvertes pour le SOMMET 2027! Nous serons de retour au Automotive Building du 4 au 6 mai 2027, et nous proposons actuellement les billets au prix le plus bas possible.

Ce ne sont pas tous les détails de l’événement qui sont connus. Nous savons donc que les personnes qui s’inscrivent le font en raison de leur intérêt pour les paiements et de leur confiance envers notre événement. Nous tenons à vous remercier et à vous récompenser. En fait, les auditeurs de la série d’été du SOMMET obtiennent une récompense encore plus importante : un rabais de 100 $ sur votre billet lorsque vous entrez le code promotionnel SUM27PAYPOD lors de votre inscription sur thesummit.ca. Merci de votre écoute et de votre engagement continu!

Il semble donc particulièrement approprié pour l’épisode d’aujourd’hui de reprendre une table ronde du SOMMET 2026 intitulée « Trouver son chemin dans l’écosystème des paiements du Canada ». Ce ne sont pas les nouveautés excitantes qui manquent dans l’univers des paiements. Dans cette optique, cette discussion porte sur la façon dont les acteurs émergents peuvent naviguer efficacement dans notre paysage des paiements en transformation rapide afin de stimuler leur croissance.

Nous nous joignons à la modératrice Olivia Tang, vice-présidente principale, Services juridiques, People’s Group, pour guider notre table ronde. Les personnes suivantes se joignent à la discussion : Rohitash Hural, vice-président adjoint, Comptes stratégiques chez People’s Group, Kartik Kamat, vice-président, Gestion de produits chez Mastercard, Josh Rowat, directeur, Services bancaires et expansion, Amérique du Nord chez Wise et Alena Scotchmer, associée chez Gowling WLG.

Dans leur conversation, ils analysent les compromis entre la rapidité des transactions, les coûts et la certitude et expliquent pourquoi l’intégration de la conformité directement dans les fondements d’une entreprise constitue la clé du succès à long terme.
Profitez de la conversation. Voici Olivia Tang.

Olivia Tang : 
D’accord. Bonjour tout le monde. Je m’appelle Olivia Tang. Je suis vice-présidente principale des Services juridiques chez People’s Group. Je suis ravie d’animer aujourd’hui cette table ronde et j’espère que cette conversation vous donnera une perspective pratique sur les options de transfert d’argent. Nous parlons beaucoup de systèmes de paiement en temps réel. C’est évidemment une nouvelle option pour les fournisseurs de services de paiement, mais nous ne devrions pas oublier certaines des options actuelles. Nous allons revenir un peu sur le sujet. Donc, les systèmes de paiement en temps réel s’en viennent bientôt et seront une option de transfert d’argent supplémentaire. Il ne faut pas oublier non plus que les réseaux et les systèmes ouvrent la participation. Les entreprises et les entreprises de technologie financière ont ainsi d’autres options de participation. Elles ont donc plus d’options, ce qui est une bonne chose, mais il peut aussi s’agir d’une décision complexe. Aujourd’hui, je suis accompagnée de quatre très bons panélistes qui vous donneront différents points de vue sur ce qu’il faut regarder afin que vous puissiez obtenir des idées pratiques sur la façon de choisir le quoi et le comment. Sur ce, commençons avec Rohitash pour les présentations.

Rohitash Hural : 
Bonjour tout le monde, merci d’être là. Je m’appelle Rohitash et je suis vice-président associé des Comptes stratégiques chez People’s Group. Je gère donc notre réseau de partenaires ainsi que les partenariats stratégiques. Je travaille pour People’s depuis cinq ans. J’aime beaucoup ce que je fais, c’est-à-dire travailler avec les entreprises de technologie financière, résoudre des problèmes vraiment cruciaux qui vont changer notre économie, comme nous l’avons appris ce matin. À vous, Karthik.

Kartik Kamat : 
Fantastique. Bonjour tout le monde. Je vous remercie merci d’être là. Je m’appelle Karthik. Je travaille chez Mastercard et je dirige notre portefeuille de cartes de particuliers, ce qui comprend les cartes de crédit, de débit et prépayées. En d’autres mots, mon équipe et moi travaillons en étroite collaboration avec les banques, les entreprises de technologie financière et les coopératives de crédit de l’écosystème canadien pour les aider à réfléchir à la proposition de valeur de leurs cartes et à la façon dont elles les utilisent pour susciter un engagement significatif de la clientèle. Avant Mastercard, j’ai travaillé à la Banque EQ, où j’ai contribué à la création et au lancement du produit de carte prépayée de la Banque EQ, ainsi qu’à la création d’un programme de parrainage NIB où nous avons travaillé en étroite collaboration avec certaines entreprises de technologie financière pour les aider à lancer des cartes prépayées et des cartes de crédit. Je remercie donc encore une fois Paiements Canada de m’avoir invité au nom de Mastercard et j’ai hâte de participer à la discussion.

Josh Rowat : 
Super. Bonjour, je suis heureux de vous rencontrer et je vous remercie encore une fois de vous joindre à notre séance. Je m’appelle Josh. Je fais partie de Wise. Pour ceux qui ne connaissent pas Wise, nous nous concentrons essentiellement sur le transfert d’argent partout dans le monde. Notre gagne-pain, ce sont les paiements transfrontaliers. Mais ce faisant, nous avons réussi à répondre à une grande partie des besoins de nos clients au pays. Mon équipe et moi, nous nous concentrons principalement sur l’Amérique du Nord. Donc, le transfert de dollars américains et de dollars canadiens n’importe où dans le monde. Je suis heureux d’être ici. Je suis très enthousiaste pour la conversation. Vous avez la parole, Alena.

Alena Scotchmer : Merci beaucoup. Je m’appelle Alena Scotchmer. Je suis associée au cabinet d’avocats Gowling WLG ici à Toronto. Je donne des conseils sur toutes sortes de questions liées à la réglementation des services financiers, y compris dans le monde des paiements et de la lutte contre le blanchiment d’argent. Je suis ravie d’être ici aujourd’hui.

Olivia Tang : 
Bien. Je vais donc commencer par Alena. Donc, pour quiconque cherche à pénétrer le marché canadien, selon vous, quels sont les éléments fondamentaux à connaître en premier lieu?

Alena Scotchmer : 
Bien sûr. Donc, en ce qui concerne les entreprises de technologie financière, j’aime toujours dire que nous avons une approche disparate de l’environnement juridique et réglementaire. Je vais emprunter une analogie à Ann Butler, de la Banque du Canada, qui était sur la scène principale et qui parlait d’un camping. Elle disait donc qu’il y a différentes tentes selon l’activité pratiquée et que certaines tentes ont pris de l’ampleur récemment et que différentes règles s’appliquent selon l’activité pratiquée.

Nous avons donc plusieurs domaines différents qui peuvent s’appliquer aux activités d’une entreprise de technologie financière. Il y a le domaine des cartes, de l’ACFC et de la protection provinciale des consommateurs. Il y a le domaine des paiements au Canada, bien sûr, les lois sur la lutte contre le blanchiment d’argent, y compris le financement des activités terroristes et, au Québec, le régime des entreprises de services monétaires. Ensuite, ce concept s’étend à d’autres domaines, comme la réglementation des valeurs mobilières et d’autres aspects. De toute évidence, une tente qui prend de l’ampleur est le domaine de la Banque du Canada, en particulier dans le cadre de la Loi sur les activités associées aux paiements de détail (LAPD), qui est entrée en vigueur en 2025. Nous envisageons également d’ajouter de nouvelles tentes au terrain de camping. La Loi sur les cryptomonnaies stables entrera bientôt en vigueur. Il y a les services bancaires axés sur le consommateur, le système de paiement en temps réel, et on observe aussi une sorte d’évolution dans la manière d’aborder la fraude et la criminalité financière. Nous avons la Stratégie nationale de lutte contre la fraude. Il y a une nouvelle agence fédérale contre les crimes financiers. Notre terrain de camping est donc en pleine évolution et contient différentes tentes selon votre profil et vos activités.

Olivia Tang : 
Karthik, pourriez-vous nous en dire plus? Tout le monde parle de système de paiement en temps réel, mais qu’en est-il des autres systèmes que les entreprises de technologie financière utilisent aujourd’hui? Comment s’en servent-elles?

Kartik Kamat : 
Bien sûr. J’aimerais faire un bref commentaire au sujet des nombreux acronymes que nous avons dans le monde des affaires. Nous pourrions peut-être tenir une séance distincte à ce sujet. C’est une excellente question, Olivia. Donc, lorsque je regarde l’industrie de façon plus générale, surtout en ce qui concerne les entreprises de technologie financière, il n’y a pas d’approche prescrite que ces entreprises ont adoptée pour le transfert d’argent. D’après ce que je vois, les entreprises de technologie financière commencent habituellement par cerner le problème du client qu’elles essaient de résoudre, puis elles coordonnent les divers systèmes de paiement qui sont à leur disposition pour résoudre ce problème. Permettez-moi de vous donner quelques exemples pour illustrer ce concept.

Je vais commencer par la Banque EQ puisque j’y ai déjà travaillé. Ce qui dérange le plus les clients, c’est que les services bancaires au Canada sont très complexes et très coûteux. Donc, qu’est-ce que ça signifie? Lorsque vous ouvrez un compte bancaire, vous devez ouvrir un compte-chèques et un compte d’épargne, et vous devez transférer de l’argent entre les deux comptes. Si vous ne le faites pas assez souvent, vous pourriez avoir des frais d’inactivité. J’en arrive à la conclusion que les services bancaires coûtent très cher.

Je trouve assez étrange que vous deviez payer pour avoir accès à votre propre argent. Il y a 10 ans, il fallait payer un dollar pour chaque virement électronique effectué à partir de votre propre compte. Même aujourd’hui, il faut payer des frais pour retirer de l’argent à partir d’un guichet automatique.

Qu’a donc fait la Banque EQ? Elle a créé un compte de chèques et d’épargne hybride qui permettait aux clients d’effectuer un nombre illimité de transactions sans frais. Elle a ajouté des virements électroniques et des transferts électroniques de fonds (TEF) pour aider les clients à transférer de l’argent. Ce n’est que trois ou quatre ans plus tard que la Banque EQ s’est rendu compte qu’une carte était nécessaire pour faire de ce compte bancaire le compte principal du client.

Je vais prendre un autre exemple. Koho. Quel est l’irritant du client? C’est qu’en tant que client, je n’ai pas suffisamment de contrôle sur mes dépenses, ce qui pourrait m’amener à devoir payer des frais, comme des frais de découvert. Qu’a donc fait Koho? Elle a commencé avec une carte prépayée dont le principe était le suivant : vous pouvez seulement dépenser le montant disponible sur la carte, sans dépasser ce montant. Elle a donc lancé la carte prépayée et y a ajouté des fonctions, comme les avis en temps réel et les catégories de dépenses. C’est là qu’on voit que les entreprises de technologie financière adoptent des approches différentes. La Banque EQ a commencé avec le compte et Koho a commencé avec la carte prépayée.

Je vais vous donner un dernier exemple. Neo Financial. Quel est l’irritant du client? En tant que client, je n’obtiens pas assez de valeur pour le montant que je dépense sur mes cartes. Les systèmes de récompense au Canada sont difficiles à comprendre et difficiles à utiliser. Les programmes de fidélisation ne fonctionnent pas très bien. Qu’a donc fait Neo? Elle a commencé avec une carte de crédit. L’accès au crédit était donc un autre problème qu’elle essayait de résoudre. Elle a ajouté à sa carte de crédit des offres financées par les marchands et un solide programme de fidélisation. Pas vrai?

Si je pense à ces trois exemples, qu’est-ce qu’ils ont tous en commun? Mis à part le fait que ces entreprises travaillent toutes avec Mastercard, c’est que tout a commencé par un irritant des clients. Ensuite, elles ont trouvé le système de paiement approprié pour orchestrer les activités et résoudre cet irritant. Pour revenir à votre question sur la place qu’occupe Mastercard, selon moi, la réponse est la flexibilité. Nous offrons une gamme de produits de paiements différents, qu’il s’agisse de systèmes de paiement, de paiements prépayés, de crédit, de débit ou même de Mastercard Send, qui permet de faire des transferts d’argent en temps quasi réel d’un compte à l’autre. Ces produits donnent de la souplesse aux entreprises de technologie financière afin qu’elles puissent déterminer le meilleur produit pour le problème qu’elles essaient de résoudre.

Olivia Tang : 
Josh, après avoir entendu ces propos, quand Wise effectuait des transferts d’argent à l’échelle mondiale, comment évaluait-elle les options disponibles à ce moment-là?

Josh Rowat : 
Oui, je pense que c’est ce dont Karthik parlait. On commence toujours par ce dont le client a besoin pour trouver ce qu’il faut résoudre. Je pense que c’est lorsque nous sommes arrivés au Canada que nous avons essayé de comprendre la situation. Quels étaient les besoins de nos clients en matière d’envoi et de réception de paiements? Quelle était la solution la plus efficace pour répondre à ces besoins? Comme vous l’avez dit, il y a tellement d’options aujourd’hui. Nous avons donc commencé par les TEF ou les transferts automatisés de fonds traditionnels, les transactions du Système automatisé de compensation et de règlement (SACR), les débits préautorisés, donc tout ce qui passait par le SACR. Bien que cette approche couvrait presque l’ensemble des cas d’utilisation, comme les limitations, elle n’était pas parfaite, mais elle répondait aux besoins de nos clients.

Je crois qu’on se rapproche de ce que Karthik voulait dire. Nous avons réglé le problème principal concernant l’envoi et la réception d’argent. Maintenant, puis-je rendre le procédé moins cher? Puis-je accélérer le processus? Puis-je le rendre plus pratique? C’est donc là qu’on a commencé, comme vous en avez parlé tout à l’heure au sujet de la réglementation : se préparer, obtenir un permis et créer une entité locale. Ensuite, on se demande quelle sera la prochaine étape. C’est là qu’on obtient une couverture complète. C’est en quelque sorte le parcours que nous avons suivi au cours des six dernières années environ : ajouter tranquillement de plus en plus d’options, comme les virements électroniques, qui règlent beaucoup de problèmes de paiement de factures et de problèmes des clients. Je pense donc qu’on en revient à trouver les besoins des clients. Que cherchons-nous à résoudre?

Nous avons d’ailleurs intégré tous ces éléments à ce que nous appelons notre plateforme Wise. Nous avons constaté que bon nombre des problèmes que nous avions résolus pour notre application pouvaient en fait être étendus à d’autres situations. Vous avez dit que vous avez déjà travaillé à la Banque EQ. C’est un excellent exemple. Ces institutions ont donc les mêmes problèmes à résoudre. Que ce soit de grandes sociétés ou des institutions financières situées à l’extérieur du Canada dont les clients ont des besoins liés au Canada, ou encore des institutions canadiennes qui cherchent à répondre aux besoins de leurs clients à l’étranger.

Olivia Tang : 
Oui. Donc ce que j’entends, c’est que vous comprenez le paysage, mais vous pensez aux irritants à résoudre en premier. Rohitash, vous êtes chez People’s Group qui travaille avec beaucoup d’entreprises de technologie financière. Les choses ont beaucoup changé, surtout avec la participation directe à certains des systèmes et réseaux. Je veux donc savoir ce que vous voyez quant aux demandes actuelles des entreprises de technologie financière. Ont-elles des idées fausses au sujet de ces participations indirectes et directes?

Rohitash Hural : 
Selon moi, les entreprises de technologie financière ont beaucoup évolué au cours de la dernière décennie. Il y a à peine cinq ans, je pense que le rôle de l’entreprise de technologie financière a évolué. À cette époque, elle était une entreprise de technologie qui réglait un problème à la dernière étape du canal de distribution, où beaucoup d’entreprises comme Wise sont apparues sur le marché pour résoudre un problème spécialisé. Ce que nous constatons maintenant, c’est que les entreprises de technologie financière sont soumises à la même surveillance que les banques. Donc, des facteurs, comme la LAPD ou l’accès direct aux réseaux, changent un peu la donne, car la responsabilité en matière de conformité et de réglementation ne repose plus uniquement sur les banques avec lesquelles ces entreprises travaillent. Cette responsabilité est désormais répartie sur l’ensemble de la chaîne de valeur. C’est donc le changement que nous constatons actuellement. C’est aussi le cas des entreprises de technologie financière canadiennes. Je crois que c’est une nouvelle tendance de les intégrer dans le cadre réglementaire, comme c’est arrivé dans les autres régions géographiques. C’est pourquoi nous voyons des entreprises de technologie financière comme Wise, qui exerçaient leurs activités en vertu d’une licence bancaire au Royaume-Uni, qui déménagent maintenant au Canada et qui sont maintenant assujetties à la même surveillance. C’est donc la principale tendance que nous observons actuellement.

Pour répondre à votre question sur les idées fausses concernant la participation directe, il y en a beaucoup. Tout d’abord, je pense que la participation n’est pas seulement une marque de fierté, c’est une responsabilité. Les institutions financières ont assumé cette responsabilité depuis des décennies et elles ont mis en place des systèmes et un cadre pour appuyer la conformité et un respect rigoureux de la réglementation. Ce qui se passe maintenant, c’est que les entreprises de technologie financière commencent à se rendre compte que la participation s’accompagne de cette responsabilité. À mon avis, cette réalité ne fait que renforcer la collaboration, car ces entreprises doivent travailler en étroite collaboration avec leurs institutions financières partenaires pour pouvoir s’acquitter de ces obligations. La deuxième idée fausse, c’est que les entreprises de technologie financière veulent un certain contrôle, mais je pense que ce contrôle bouge. Auparavant, elles travaillaient avec une institution financière partenaire et maintenant, elles travaillent directement avec l’organisme de réglementation. La responsabilité ne disparaît pas, elle se déplace.

Enfin, je pense que la dernière idée fausse, ce sont les coûts. Donc, beaucoup d’entreprises de technologie financière pensent qu’en choisissant la connexion directe, elles pourront réduire leurs coûts ou obtenir des prix moins élevés. Mais ce qui finit par se produire, c’est que des acteurs comme People’s Group, un fournisseur d’infrastructure, peuvent, grâce aux économies d’échelle, offrir un service à un certain coût que chaque participant, s’il agissait seul, ne serait peut-être pas en mesure d’atteindre. J’ai l’impression que, parfois, on peut voir la situation ainsi, mais quand on tient compte des opérations, de la réglementation et de tous les autres facteurs, je pense que les coûts ne sont pas si différents. Je pense donc que ce sont là quelques idées fausses. La maturité de l’entreprise de technologie financière et sa taille sont des facteurs déterminants.

Josh Rowat : 
En fait, pour revenir à votre question précédente, j’allais dire que nous venions d’arriver sur le marché canadien. Nous avions toutefois beaucoup d’expérience dans d’autres marchés et nous avons pu mettre à profit nos connaissances en matière de gestion des risques opérationnels, entre autres, grâce à l’expérience que nous avions acquise à l’échelle mondiale. C’était différent lorsqu’il s’agissait de connaître le fonctionnement au Canada et les petits détails pratiques, par exemple. Je ne veux pas m’en prendre au Québec, mais lorsqu’il est question de réglementation, le Québec peut être un facteur à prendre en compte. Les partenariats aident beaucoup lorsqu’on fait une entrée sur le marché. Par exemple, les cabinets d’avocats locaux, qui peuvent aider à surmonter les obstacles réglementaires, ou les partenariats avec des institutions financières, comme le disait Rohitash, qui ont déjà une bonne expérience. Ces institutions financières ont non seulement l’expérience, mais aussi des solutions qui sont prêtes à l’emploi.

Cependant, on arrive forcément à un point où, après avoir parfaitement réussi à lancer ce nouveau projet ou, comme le disait Karthik, à résoudre ce problème, on se rend compte qu’il faut désormais être capable de répondre aux problèmes de nos clients. Il faut faire un nouveau pas dans une direction différente, où des solutions comme l’accès direct peuvent s’avérer très utiles. C’est certain que la mise à l’échelle et le choix du moment opportun sont des facteurs déterminants.

Olivia Tang : 
Vous avez volé ma transition, mais ce n’est pas grave. Je veux parler un peu des coûts, et il n’est pas seulement question des coûts financiers. Je pense que le coût, c’est comme le fardeau de la conformité, la rapidité de mise en marché et certains des contrôles pour lesquels il faut faire des compromis. Donc, Alena, étant donné que nous parlons de ces différentes options, où pensez-vous que se trouvent les grandes difficultés et pensez-vous que les gens ne s’attendent pas souvent à la complexité réelle?

Alena Scotchmer : 
Je vais séparer le tout en deux questions clés. Donc, la première rejoint en quelque sorte les propos que vous avez tenus. Pour résoudre ces irritants ou pour créer ce nouveau produit innovant, dans quelle mesure devons-nous agir par nous-mêmes et dans quelle mesure devons-nous compter sur les partenariats, l’infrastructure ou l’écosystème en place? Vous en discutez peut-être avec l’une des personnes présentes sur scène pour savoir comment vous pouvez tirer parti de ce que chaque entreprise fait. En y réfléchissant bien, c’est en quelque sorte la première question clé et je pense qu’on en a aussi parlé plus tôt. Lorsqu’on examine la complexité juridique et réglementaire, on constate que certaines dispositions s’appliquent directement aux entreprises de technologie financière en fonction de la nature de leurs activités. Il y a aussi une multitude d’éléments qui peuvent s’appliquer indirectement selon les partenaires, le système de paiement que vous utilisez ou le canal dans lequel vous travaillez. Ces éléments sont déterminés au moyen d’ententes contractuelles entre les parties pour ces partenariats afin de faire avancer les choses. Si vous faites affaire avec une banque ou une institution financière, la situation sera très différente que si vous faites affaire avec un réseau. L’ensemble des éléments dont vous avez besoin pour travailler varie en fonction de ces variables. Voilà donc la première question clé.

La deuxième question, qui se rapporte à la conformité à la réglementation, est celle de savoir dans quelle mesure nous pouvons mettre en place à l’interne une gestion adéquate de ces aspects des affaires et dans quelle mesure nous pouvons faire appel à des tiers ou compter sur des partenaires ou d’autres intervenants. Ce sont donc les deux éléments clés qui alimentent souvent ces conversations pour moi.

Olivia Tang : 
Merci. Karthik, du point de vue de Mastercard, quelle est la plus grande surprise pour les entreprises de technologie financière lorsqu’elles collaborent avec Mastercard dans le cadre de différentes options de systèmes de paiement?

Kartik Kamat : 
Excellente question. Je vais donc élargir la portée de cette question non seulement pour apporter un point de vue de Mastercard, mais aussi un point de vue d’une banque commanditaire en ce qui concerne les surprises que les entreprises de technologie financière peuvent avoir. C’est une longue liste, mais je vais me limiter à trois cas que j’ai vus assez fréquemment.

Donc, la première surprise concerne la vitesse par rapport aux contraintes réglementaires auxquelles elles sont soumises. Les entreprises de technologie financière bougent vite. Les investisseurs exigent qu’elles agissent rapidement. Avec l’IA, vous pouvez créer une expérience utilisateur initiale incroyable en quelques semaines, voire quelques jours ou quelques heures. Par contre, quand on veut intégrer un système de paiement, c’est une tout autre paire de manches. C’est assez difficile de s’assurer que vous avez fait tout ce qu’il faut du point de vue de la conformité à la réglementation juridique et c’est une tâche qui peut prendre beaucoup de temps. Il est important de s’assurer d’avoir prévu le temps et les ressources nécessaires pour y parvenir, ce qui peut parfois prendre les entreprises de technologie financière par surprise.

La deuxième surprise concerne la relation de travail avec les banques commanditaires. Comme on l’a mentionné dans une séance, les changements réglementaires qui s’en viennent permettront aux entreprises de technologie financière de se connecter directement à certains systèmes de paiement. Mais d’ici là, elles doivent travailler en grande partie avec les banques commanditaires. Maintenant, puisqu’elles détiennent une licence bancaire, les banques commanditaires sont responsables de l’ensemble de la réglementation devant les organismes de réglementation. En même temps, lorsqu’elles travaillent avec les entreprises de technologie financière, les banques commanditaires ne peuvent pas imposer des exigences pour respecter la réglementation, car une telle approche pourrait créer des problèmes de responsabilité. Il incombe donc aux entreprises de technologie financière d’examiner la réglementation, de la comprendre et de l’interpréter en fonction de leur modèle d’affaires. Pas vrai? Il leur incombe de faire appel à des experts indépendants en matière de conformité à la réglementation juridique, d’élaborer ces programmes, puis de demander à la banque si les normes sont respectées. Cette étape est souvent sous-estimée et peut se traduire en difficulté importante.

Et la troisième surprise, c’est l’état de préparation opérationnelle. Lorsque vous mettez en place un système de paiement, qu’il s’agisse d’un système avec ou sans carte, il y a des éléments liés à la fraude, aux différends et à la rétrofacturation. Il y a la réconciliation et les règlements. Il y a la surveillance du processus de connaissance du client et la surveillance des transactions, et toutes les vérifications qui suivent. Il faut tenir compte de tous ces éléments, y compris la dotation et des délais de traitement, pour répondre aux exigences de la banque. Ces aspects peuvent parfois être oubliés lors de l’élaboration d’un programme global.

Josh Rowat : 
J’allais simplement ajouter que, selon moi, les choses ont beaucoup changé au fil des ans, et nous l’avons constaté dans de nombreuses administrations où nous avons adopté une approche semblable. Nos équipes se demandaient toujours quelles étaient les attentes de la banque et comment nous pouvions la satisfaire. Quelles sont vos questions? Nous allons répondre à toutes ces questions. Nous veillerons à faire ce qu’il faut lorsque vous vous y attendez. Nous nous sommes donc dit qu’il s’agissait d’une situation où nous cherchons constamment à savoir les attentes de la banque. Nous avons commencé à ressembler à leurs organismes de réglementation, qui poussent la banque et lui mettent de la pression. À mesure que la situation évolue, il se peut qu’un échec survienne dans le secteur de la technologie financière et que celui-ci suscite un vif intérêt auprès des organismes de régulation.

Je pense donc que nous avons changé notre approche à cet égard il y a quelques années. Nous avons constaté une réelle différence dans notre relation avec nos partenaires bancaires. On savait ce que les organismes de réglementation examinaient, par exemple les points X, Y et Z. La gestion des risques par des tiers est très importante, surtout depuis quelques années, et de nombreuses administrations ont mis l’accent sur ce point. Je pense donc que la modification de ce cadre nous a aidés, en tant qu’entreprise de technologie financière, à gérer ces relations.

Olivia Tang : 
C’est un excellent apprentissage pour les entreprises de technologie financière. C’est tout à fait logique. Rohitash, je veux vous donner l’occasion de répondre à ce qu’ils ont dit.

Rohitash Hural : 
Je pense que c’est conforme à ce que nous avons vu en tant que l’une des principales banques commanditaires au Canada pour l’émission, l’acquisition, le transfert d’argent et l’accès aux systèmes de paiement. Souvent, les entreprises de technologie financière qui ont le plus de succès sont celles qui sont proactives et qui intègrent la conformité et la réglementation dans leurs activités. Ce sont des choses qui ne peuvent pas être déléguées. Je pense que certaines entreprises de technologie financière considèrent qu’elles ne sont qu’un simple canal de distribution et que la banque commanditaire peut assumer toutes ces obligations à leur place. Cela ne fonctionne pas vraiment. Je pense qu’il s’agit davantage d’assumer la responsabilité et de se préparer. Comme Josh l’a mentionné, la méthode de Wise fonctionne bien : il faut respecter les obligations de la banque commanditaire avec laquelle on travaille, c’est vraiment la clé du succès.

Je vais donner un exemple. Je sais que nous ne parlons pas du système de paiement en temps réel, mais la participation à ce système est un investissement, ce n’est pas une mise à niveau technologique. Par conséquent, les entreprises de technologie financière ont le choix de la banque commanditaire. Elles peuvent passer de l’une à l’autre. Si elles investissent dans cette infrastructure, elles n’ont plus le choix, elles se sont embarquées pour le meilleur et pour le pire. Selon moi, ce sont donc des aspects importants à prendre en considération lors de la collaboration avec une banque commanditaire. Je pense qu’on peut changer de banque commanditaire, mais, en réalité, les règlements ne changent pas. L’un des points dont il faut tenir compte à mon avis, c’est l’intégration de la conformité dans les activités. Cet aspect ne peut pas être délégué.

Olivia Tang : 
Oui. J’ai donc une question de suivi sur ce dont nous avons parlé, et je pense qu’Alena peut répondre en partie à la question. Il me semble qu’avec la participation directe, on a peut-être un peu plus de contrôle quand on travaille avec les banques commanditaires, mais il faut répondre aux besoins de ces banques.

J’estime donc que c’est une décision cruciale. Il faut aussi tenir compte du coût des exigences relatives aux licences et de la complexité de cette décision. Donc, Alena, si vous pouvez nous en parler un peu, et peut-être que Rohitash, Karthik ou Josh pourront répondre à l’aspect de la décision.

Alena Scotchmer : 
Oui, bien sûr. Nous recommandons toujours d’y réfléchir le plus tôt possible, par exemple en testant le produit minimum viable et en réfléchissant aux différentes façons possibles d’aborder certains de ces aspects. Il faut déterminer le degré d’implication voulu. Nous faisons partie d’une expérience collaborative, nous n’utilisons pas une approche cloisonnée, mais nous comptons sur des partenariats, entre autres. Quelle sera ma contribution en tant qu’entreprise de technologie financière?

Évidemment, notre système repose sur la confiance, la collaboration et les partenariats. C’est la base pour exercer des activités. Si on pense à la conformité réglementaire dans cette optique, pour éviter ces surprises possibles, il faut tenir compte des complexités à l’échelle provinciale. Prenons l’exemple du Québec et ses particularités provinciales pour tout ce qui concerne les cartes prépayées : on n’a pas affaire à une seule entité fédérale où tout est regroupé, mais à 13 entités différentes.

L’autre chose à laquelle il faut penser, c’est la mise en place d’un programme de conformité en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Vous en avez parlé tout à l’heure, je crois. Des complexités pourraient se présenter. Encore une fois, il faut penser à la façon dont nous pouvons vraiment intégrer ces éléments dans nos processus et à la façon d’aborder cette question dans le cadre de l’examen initial du produit minimum viable. Ainsi, vous serez prêts à avoir ces conversations avec des partenaires. Je pense que c’est ce que je recommanderais.

Josh Rowat : 
Oui, je vais simplement ajouter un point. J’en ai entendu beaucoup sur le sujet et j’ai fait partie du projet pilote de la LAPD, dans les groupes de travail et les comités. J’ai été très surpris d’entendre beaucoup d’entreprises ou de pairs de l’industrie affirmer qu’ils devaient désormais protéger les utilisateurs finaux. Ils n’étaient pas ravis. Je me demandais donc ce que tout ce monde faisait ici. Je savais bien que ce n’était pas obligatoire, mais je croyais que tout le monde prenait des mesures de protection. Comme vous l’avez dit, je peux comprendre. Il semble y avoir plus d’obstacles et d’éléments à mettre en place et à comprendre. Je pense toutefois que c’est vraiment formidable que nous ayons maintenant la LAPD. En effet, une grande partie de ce que faisait la Banque du Canada, ou peut-être le CANAFE, était d’imposer un quasi-rôle d’organisme de réglementation aux banques commanditaires ou aux réseaux. Ceux-ci devaient s’assurer de répondre aux exigences du Bureau du surintendant des institutions financières, même si ce n’était pas explicitement demandé.

Je pense donc qu’il est utile d’avoir ces cadres réglementaires, même s’il est encore trop tôt pour la LAPD, mais ces cadres permettent de montrer aux banques commanditaires ou aux partenaires que tous les éléments nécessaires sont en place. Il n’est plus nécessaire de se fier à la parole d’une entreprise ou de faire appel à un vérificateur externe; on peut se fier à la Banque du Canada. Elle a vérifié certains aspects et a confirmé que tout était en ordre. Il peut donc y avoir un lien de confiance, comme ce sera le cas avec les organismes de réglementation. Je pense donc que ce sera un véritable tremplin pour aider beaucoup d’entreprises de technologie financière. On le sait, les débuts sont difficiles. Il y a des partenariats et des moyens de surmonter ces difficultés, mais une fois que tout est en place, les pratiques habituelles assurent la sécurité du réseau et des consommateurs. Vous avez donc les bases nécessaires pour aller de l’avant.

Rohitash Hural : 
Je peux répondre en partie à cette question, et je pense que vous avez raison de dire que la LAPD était effectivement un bon règlement pour amener beaucoup d’entreprises de technologie financière à prendre au sérieux les fonds qu’elles détiennent et à en assumer la responsabilité. En même temps, je pense qu’il y a des acteurs de l’infrastructure comme People’s Group qui apportent une grande partie de cette rigueur et de ce soutien aux entreprises de technologie financière. Selon l’étape où se trouve l’entreprise de technologie financière, lorsqu’on aborde la question des coûts et de la complexité, je pense qu’il y a certainement une place sur le marché où elle peut tirer parti de certaines connaissances, dans le cadre d’un modèle de parrainage. Comme nous l’avons souvent vu, de nombreuses entreprises de technologie financière commencent à petite échelle, prennent de l’expansion et atteignent leur maturité. Certaines d’entre elles obtiennent même une licence bancaire et finissent par faire exactement ce à quoi elles s’opposaient auparavant. Je pense donc qu’il est bon de s’ouvrir. Ce que je vois, c’est un environnement collaboratif où les entreprises de technologie financière, peu importe leur taille ou leur stade de croissance, commencent à penser de cette façon. Il y a aussi le dilemme entre la vélocité et la rapidité. Je pense que les banques commanditaires peuvent apprendre de la vélocité. Il y a donc un juste milieu où les banques commanditaires doivent agir un peu plus rapidement, la réglementation doit agir plus rapidement et les entreprises de technologie financière peuvent prendre certaines de ces questions réglementaires plus au sérieux. Je crois donc que cette opposition entre la vélocité et la lenteur des processus réglementaires est la clé du succès.

Kartik Kamat : 
Fantastique. Je ne veux donc pas répéter ce qui a déjà été dit, et je vais donc reformuler légèrement votre question. Comment les entreprises de technologie financière devraient-elles penser ou quelles sont les questions clés auxquelles elles devraient réfléchir lorsqu’elles abordent le paysage des paiements? En réfléchissant à cette question, je pense qu’il y a trois ou quatre points qui sautent aux yeux.

Le premier point est un peu technique du point de vue des paiements, mais nous sommes tous des passionnés de paiements. Le premier point concerne le choix du mode de paiement. Il faut trouver le juste équilibre entre la rapidité du paiement et la certitude du paiement. Pas vrai? Je vais vous donner un exemple. Il y a les virements électroniques et les TEF. La même chose se produit dans les deux cas. Vous envoyez de l’argent d’un compte à l’autre du compte A au compte B. Il y a toutefois une grande différence entre ces deux canaux quant au type d’information sur le destinataire. Le temps qu’il faut au bénéficiaire pour recevoir l’argent et le temps nécessaire en arrière-plan pour que le paiement soit effectué, Il est donc important de prendre ce genre de décisions en fonction des problèmes que vous tentez de résoudre.

Le deuxième point est l’échelle. Les modes de paiement qu’on utilise pour 5 000 clients seront différents des modes de paiement pour 500 000 clients et pour 5 millions de clients. Le mode de paiement peut être déterminé par son coût. S’agira-t-il d’une participation indirecte ou directe? Bon nombre de ces facteurs entrent en jeu lorsqu’une entreprise prend de l’expansion. Et est-ce que les systèmes de paiement que vous choisissez sont proportionnels à votre croissance?

Le troisième point, je crois qu’Alena en a parlé, c’est la décision de mettre sur pied son propre système ou d’établir un partenariat. Maintenant, grâce à la LAPD, les entreprises de technologie financière ont la possibilité de se connecter directement à certains de ces systèmes. Elles ont plus de contrôle, mais c’est aussi plus coûteux. Ça prendra plus de temps. L’entreprise a-t-elle une clientèle et une taille pertinentes qui justifient cette démarche ou devrait-elle établir un partenariat avec une banque commanditaire pour se connecter aux systèmes de paiement?

Olivia Tang : 
Rohitash, du point de vue d’une banque commanditaire, quelles sont les principales questions que les entreprises de technologie financière devraient poser?

Rohitash Hural : 
Je pense qu’il est essentiel qu’elles comprennent leur rôle dans la chaîne de valeur, parce qu’il y a un utilisateur final, une entreprise, un facilitateur de paiement ou un fournisseur de traitement des paiements. Il peut aussi y avoir un agrégateur de paiements, une institution financière et un fournisseur de services de connexion. On obtient un réseau.

Je pense donc qu’à mesure que nous évoluons vers les paiements riches en données, comme le prévoit la norme ISO 20022, nous devons nous rendre compte que chacune de ces entités peut maintenant être mise en correspondance. Avant, ce choix n’existait pas parce que nous n’avions pas de paiements riches en données. Il faut donc que l’entreprise de technologie financière détermine le rôle qu’elle veut jouer au sein de ces diverses chaînes de valeur de services. Selon moi, cette situation découle de l’identification du problème spécialisé que l’entreprise veut résoudre parce que ce n’est pas tout le monde qui peut être un agrégateur de paiements. C’est pourtant ce qui se produit en permettant à plusieurs acteurs de participer. Toutes les entreprises veulent être un connecteur, mais les paiements ne sont pas l’activité principale de chaque entreprise. Voilà où réside la véritable valeur.

On peut voir une ressemblance avec un buffet. Il y a tellement de choix qu’il est important de déterminer l’ordre du problème à résoudre et le rôle à jouer. Je pense que c’est vraiment essentiel, car la simple participation de tout le monde ne suffira peut-être pas à résoudre le problème. En fait, il peut en découler d’autres problèmes. Je pense donc que le point le plus important est de cerner l’irritant à résoudre. Il faut ensuite mettre en place des expériences de base et laisser une partie de l’infrastructure et du travail opérationnel à une autre entité, comme People’s Group, qui est dans l’industrie et qui peut aider les entreprises de technologie financière.

Olivia Tang : 
Alena, faites-vous les mêmes observations dans votre secteur? Que demandez-vous habituellement aux entreprises de technologie financière lorsqu’elles vous demandent des conseils?

Alena Scotchmer : 
Eh bien, le problème avec les entreprises de technologie financière, c’est qu’il y a une vaste gamme de modèles opérationnels et d’approches. Donc, la plupart du temps, quand on pense à certaines de ces questions clés, la conversation se tourne souvent vers les ressources internes à disposition.

Mais il ne s’agit pas seulement de ressources internes. C’est comme s’il fallait envisager les ressources de façon extrêmement large. Par exemple, est-ce que je connais quelqu’un qui pourrait m’aider? Soit du point de vue d’un partenariat, soit du point de vue d’un fournisseur de services externe. Il faut aussi réfléchir à de nouvelles façons d’aborder ces questions à l’interne. Je pense qu’il est vraiment important de voir les ressources de façon générale. La conversation sera très différente pour une entreprise de technologie financière active dans d’autres administrations où elle est peut-être déjà réglementée par rapport à une toute nouvelle entreprise canadienne. Le nombre d’employés et d’autres ressources internes est très différent selon la personne à qui vous parlez. Je pense donc qu’il faut avoir un bon contrôle, des ressources, une ouverture d’esprit et mener beaucoup de discussions comme celle-ci. C’est important de vraiment réfléchir à ce que représente cette situation dans le contexte des technologies financières.

Olivia Tang : 
Josh, vous êtes Wise, une entreprise de technologie financière. Avec autant d’options, comment envisagez-vous l’ordre dans lequel ajouter les systèmes de paiements? Comment décidez-vous par où commencer? Ou bien, si vous aviez le choix de tout refaire, que feriez-vous différemment ?

Josh Rowat : 
C’est une bonne question. Je pense que si nous devions tout recommencer après notre entrée sur le marché canadien, tout ce que nous avons déjà abordé, il faudrait qu’on se procure les permis locaux et qu’on se familiarise avec les exigences réglementaires pour nous assurer de nous conformer aux lois locales. C’est ce que nous avons fait. C’est ce que nous avons fait dans beaucoup de pays, et surtout lors de nos débuts. Nous étions beaucoup plus petits, nous avions moins d’employés et moins de clients, et maintenant, nous avons environ 16 millions de clients actifs à l’échelle mondiale. Nous avons plus de 6 000 experts internes qui se penchent sur le sujet et beaucoup d’autres à l’externe qui nous aident aussi à résoudre ce problème de transfert d’argent et de conformité. Je pense que c’est ce parcours dont les autres ont parlé. Où en est votre entreprise? Quelle est votre expérience?

Aujourd’hui, je pense que nous avons huit connexions directes à travers le monde, ce qui nous ramène à la résolution de ce problème client. Bon, nous voulons entrer sur le marché rapidement. Nous ne voulons pas tout régler dès le premier jour, mais c’est certainement là que les partenariats peuvent permettre d’avancer plus vite pour y parvenir. Ensuite, nous avons évolué dans bon nombre de ces administrations pour obtenir cette connexion directe. Nous avons été les premiers au Royaume-Uni, la première entreprise non bancaire, à avoir un accès direct au système de paiement plus rapide. Steve, qui est assis à l’arrière de la salle, a travaillé sur ce projet il y a des décennies. Je pense donc que nous avons vu cette évolution dans chacun des marchés. Je pense que ce cadre réglementaire contribue vraiment à ouvrir la voie aux entreprises de technologie financière, en leur permettant de travailler en partenariat. Toutefois, si une entreprise décide de prendre ce chemin, c’est beaucoup d’efforts, comme Rohitash l’a dit. Il y a beaucoup de coûts à assumer.

Nous en sommes finalement arrivés à cette échelle, surtout lorsque nous avons commencé à travailler avec de grandes entreprises et d’autres institutions financières, comme Morgan Stanley ou Google Pay. Nous avons été en mesure d’appliquer beaucoup des investissements que nous avons faits pour optimiser l’application et l’expérience aux institutions financières et aux entreprises pour nos API afin de leur fournir cette infrastructure et ces options.

Nous en parlions justement à Nacha la semaine dernière, à San Diego. Il y a cette controverse entre proposer toutes les options possibles et essayer de les simplifier au maximum. Même en ce qui concerne les options de paiement dont nous avons parlé au Canada et dans de nombreux autres pays, il y a tellement d’options. Il peut s’agir de routage axé sur les alias ou de codes QR ou simplement d’un numéro de routage et d’un numéro de compte.

Même si vous êtes le meilleur concepteur au monde, il peut être difficile d’afficher une interface pour la clientèle qui lui permettra d’envoyer 50 $CA. Donc, plus récemment, nous avons mis en place toutes ces intégrations, nous avons établi tous ces partenariats et, dans certains cas, nous avons des connexions directes. Comment pouvons-nous présenter le tout à notre client de la façon la plus simple possible? Nous pourrions lui donner toutes les options la première fois, mais la prochaine fois qu’il veut faire la même opération, nous reprenons les options choisies la première fois. Je pense donc qu’essayer de simplifier le parcours et de faire en sorte qu’il soit plus facile pour les clients qui veulent envoyer de l’argent ou en recevoir, c’est le prochain problème que nous devons résoudre.

Alena Scotchmer : 
Je pense que vous avez soulevé un très bon point au sujet des options. De toute évidence, il y a tellement d’options quant à ce qu’une entreprise de technologie financière peut faire et offrir. Une façon intéressante de renverser la situation et d’y réfléchir, c’est qu’il y a de nombreuses variables qui pourraient ajouter à la complexité. Si vous songez à pénétrer le marché canadien, vous devrez tenir compte de notre contexte, de notre conformité et de toutes ces exigences. Il y a de nombreuses variables que vous pouvez explorer, bien plus que l’on croit au départ. Alors, pour votre première phase, est-il logique d’offrir toutes les options? Est-il logique de limiter les régions géographiques du Canada pour la première phase de l’implantation sur le marché? Il y a beaucoup de variables différentes à explorer, ce qui ajoute d’autres options.

Josh Rowat : 
Nous avons aussi vécu cette situation qui peut parfois être frustrante. On veut construire la meilleure infrastructure ou proposer toutes les options. Aujourd’hui, 75 % des paiements Wise sont traités de bout en bout en moins de 20 secondes. 75 %. Au Canada, aucun paiement sortant n’est instantané. Et ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’options. Il y a déjà les virements électroniques. Il y a le système de paiement en temps réel qui s’en vient. C’est très excitant. Il y a d’autres façons d’envoyer des fonds instantanément. Mais nous n’avons pas mis l’accent sur cet aspect parce que nous essayions d’abord d’accorder la priorité aux problèmes de nos clients, à la couverture et aux cas d’utilisation. Ensuite, nous pouvons commencer à réduire les coûts, à accélérer le traitement, à le rendre moins coûteux et plus pratique.

Rohitash Hural : 
Je vais poursuivre dans la même veine. Je pense donc que les paiements sont un moyen de parvenir à une fin, mais qu’ils ne sont pas une fin en soi. Autrement dit, les paiements règlent un problème qui pourrait exister. Dans le cas de Wise, c’était l’aspect transfrontalier. C’était très cher à l’époque, et je pense que c’est de cette façon que nous devons vraiment voir l’économie des paiements : en nous demandant quels sont les éléments qui viennent s’y superposer. Par exemple, lorsque le prépaiement est arrivé, soutenu par People’s depuis, longtemps, cette option a vraiment changé la donne pour les personnes sous-bancarisées. L’option est arrivée dans une économie où beaucoup de gens ne voulaient pas ouvrir un compte bancaire auprès d’une institution financière traditionnelle. Donc, lorsque le prépaiement est devenu populaire, et c’est maintenant populaire auprès de nombreuses entreprises de technologie financière, il a répondu à un besoin crucial sur le marché. C’est la même chose avec les virements électroniques. Lorsque nous avons lancé la demande de paiement, cette option a comblé un besoin sur le marché. Il y avait une nouvelle façon de payer pour les transactions commerciales ou les achats et cette option était intégrée dans le système.

Je pense donc que, même si le problème des paiements a été résolu, le besoin portait en grande partie sur la nature même du paiement. Et souvent, ce n’est pas seulement une question de vitesse. C’est plutôt une question de ce qui doit être fait. Si vous devez payer une facture rapidement, aujourd’hui, le traitement prend trois jours. On aimerait bien que le traitement se fasse en quelques secondes pour éviter les frais de découvert et les intérêts. Donc, la vitesse compte. Par contre, dans le cas des personnes sous-bancarisées, est-ce que la vitesse compte? Pas vraiment, parce qu’il y a une méthode différente qui peut résoudre ce problème.

Je pense donc que les paiements restent un moyen de parvenir à une fin. Il nous manque encore beaucoup de superpositions, mais on voit que certaines entreprises de technologie financière parviennent réellement à résoudre ces problèmes spécifiques. Selon moi, c’est là que réside le succès à long terme, soit la superposition sur le système de paiement en temps réel. Par exemple, ce système n’est qu’une infrastructure, n’est-ce pas? Mais les entreprises de technologie financière le transformeront. Les personnes dans la rue, et même les clients, ne se soucient pas de la façon dont l’argent est transféré, qu’il s’agisse d’un système de paiement en temps réel ou d’un virement électronique. Donc, à moins que les choses changent pour eux, cela ne les touchera pas. Il en va autrement pour les petites et les grandes entreprises. Il y a un besoin de gestion des liquidités et de la trésorerie qui sera comblé. Par contre, pour le client final, à moins qu’il y ait une expérience de superposition qui puisse vraiment changer la situation, nous ne changerons pas la donne.

Olivia Tang : 
J’aime beaucoup votre point. Vous semblez dire qu’il ne faut pas voir le système de paiement en temps réel comme un autre système de paiement ou une autre option, mais plutôt comme un moyen de renforcer ou d’améliorer l’infrastructure en place. Je pense que c’est vraiment intéressant. Deux dernières questions. Quel est le point le plus important que vous espérez que le public retienne? La deuxième question est : quel est le prochain sujet que le secteur de la technologie financière devrait tenir compte, étant donné l’évolution rapide de la situation? À quoi devrait-il être attentif?

Kartik Kamat : 
Je vais commencer. Tout d’abord, je suis extrêmement enthousiasmé par la situation actuelle de l’écosystème des paiements au Canada. Dans le discours de ce matin, Susan Hawkins de Paiements Canada a annoncé que le système de paiement en temps réel fait l’objet d’essais et devrait être lancé au quatrième trimestre si tout va bien. C’est une excellente nouvelle. Donc, essentiellement, cette annonce représente de nombreuses options différentes pour les entreprises de technologie financière. Toutefois, cette multitude d’options s’accompagne également d’une grande responsabilité en matière de préparation opérationnelle. Il faut s’assurer qu’elles respectent les exigences réglementaires et de conformité et, en fin de compte, il faut établir un lien de confiance. Sans confiance, il n’y a pas d’activité dans le secteur des services financiers.

Olivia Tang : 
Alena ou Josh?

Alena Scotchmer : 
Bien sûr. Donc, pour répondre à votre première question, je dirais qu’il y a tellement d’options. C’est très complexe. Tous ces nouveaux développements viennent constamment changer la donne. Nous sommes tous constamment en train de nous adapter et nous essayons de trouver notre chemin. Je pense toutefois qu’il y a encore tellement d’irritants à résoudre ou d’éléments à améliorer. Selon moi, notre paysage offre tellement d’occasions pour les gens qui veulent créer de nouvelles solutions.

Rohitash Hural : 
Je crois que je peux répondre à une question, soit celle sur ce qu’il faut tenir compte à l’avenir. Il y a beaucoup d’innovation dans l’écosystème des paiements et je raterais une occasion si je ne mentionnais pas les paiements agentiques et les cryptomonnaies stables. Cependant, je pense que les paiements agentiques et, de façon générale, l’économie agentique constituent l’un des grands changements que les gens ne pourront pas ignorer.

Mais, encore une fois, nous devons déterminer comment nous pouvons expliquer la valeur de cette technologie aux utilisateurs finaux, aux clients et surtout aux petites entreprises. Je pense donc qu’une technologie comme le commerce agentique doit intégrer cette dimension et ces expériences dès son lancement. En effet, selon moi, le Canada est une économie unique. Souvent, ce que nous faisons, c’est que nous regardons ailleurs et nous imitons certaines de ces méthodes. Mais pendant que nous en avons l’occasion, je pense que nous pouvons créer quelque chose réellement canadien. Je pense donc que c’est l’un des principaux points à retenir.

Josh Rowat : 
Oui, je suis d’accord avec tout ce que tout le monde a déjà dit et je suis vraiment enthousiasmé. Je sais que la conformité et le cadre réglementaire ne sont pas les sujets les plus passionnants, mais je crois qu’ils serviront de fondation qui permettra de concrétiser ce dont parlait Rohitash à propos de l’innovation. Cette fondation contribuera à soutenir de nombreux partenariats et facilitera leur établissement.

Je pense que cela fonctionne dans les deux sens. Les entreprises de technologie financière du Canada qui fabriquent ces produits extraordinaires peuvent commencer à établir des partenariats avec les banques pour résoudre leurs problèmes et ceux des banques. À mon avis, ça va aller dans les deux sens. C’est vraiment emballant de voir que ces entreprises travaillent avec les banques commanditaires pour résoudre bon nombre des problèmes dont on vient de parler. De l’autre côté, les banques vont aussi commencer à établir des partenariats avec ces entreprises pour résoudre leurs propres problèmes, comme elles le font déjà. Je pense que les initiatives comme la LAPD, les améliorations qui seront apportées au CANAFE et les nouvelles agences canadiennes aideront à gérer les risques liés aux tiers. Elles aideront à renforcer la confiance des banques lorsqu’elles établissent un partenariat avec une entreprise de technologie financière. Peut-être qu’auparavant, un tel partenariat était un peu risqué ou suscitait des inquiétudes. Ainsi, grâce à ces améliorations, à ces innovations et à un environnement plus concurrentiel, ce sont les Canadiens, les consommateurs, les petites entreprises et les sociétés qui sont en coulisses et qui utilisent ces fonctions qui en sortiront gagnants. Alors oui, je hâte de voir l’évolution de la situation.

Olivia Tang : 
Super. D’accord. Merci beaucoup. Il semble y avoir de nombreux choix. Il y a de nombreuses options. Tout dépend de l’endroit où vous vous trouvez et de ce que vous voulez. Il faut aussi prendre le temps de vous poser ces questions, puis de réfléchir à la voie à suivre. Merci beaucoup à nos panélistes d’aujourd’hui. J’espère que vous avez apprécié la séance et l’avez trouvée utile. Donc merci beaucoup. Merci.

Liz Dempsey :
Voilà qui conclut cet épisode de la série estivale du SOMMET.

Nous tenons à remercier sincèrement notre modératrice, Olivia Tang, et notre groupe d’experts, Rohitash Hural, Kartik Kamat, Josh Rowat et Alena Scotchmer, de nous avoir fait profiter de leur expertise en matière de paiement.

Comme ils en ont discuté, les solutions de paiement les plus efficaces commencent par cerner un irritant clair pour le client et par choisir la bonne combinaison de systèmes pour le résoudre. De nouveaux cadres, comme la Loi sur les activités associées aux paiements de détail, sont maintenant en vigueur. Dans cette optique, la conformité et la protection des utilisateurs finaux sont au cœur de la confiance et de l’innovation.

Si vous avez aimé cet épisode, nous vous invitons à vous abonner à The PayPod sur votre application de balado préférée. Nous avons présenté d’excellentes conversations tout au long de cette série, alors n’hésitez pas à aller fouiller dans les archives!

Enfin, n’oubliez pas de profiter de nos meilleurs prix pour les billets du SOMMET 2027. Les auditeurs du balado PayPod peuvent utiliser le code promotionnel SUM27PAYPOD lors de leur inscription sur thesummit.ca.

Je suis votre animatrice, Liz Dempsey. Merci d’avoir écouté The PayPod.

À la semaine prochaine!

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