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Le nouveau document de travail de Paiements Canada porte sur le risque de crédit dans le SACR

Paiements Canada a publié un nouveau document de travail qui encourage le dialogue concernant le risque de crédit dans le Système automatisé de compensation et de règlement (SACR), une réalité qui n’est pas largement comprise.

Le document, intitulé A Primer on Credit Risk in Payments Canada’s Automated Clearing Settlement System (ACSS), traite de l’étendue de la position de risque lorsqu’un adhérent est en défaut dans le SACR. Il démontre aussi que le risque de crédit existe dans le SACR qui, comme l’explique l’auteur du document, Neville Arjani, est incorporé directement dans les règles du système.

« On semble penser, à tort, qu’il n’y a pas de risque de crédit dans le SACR parce que tout se fait par paiement garanti dans le STPGV, » dit Neville. « Cela ne supprime pas le risque de crédit dans le SACR ».

Le document est une analyse sophistiquée qui démontre les connaissances approfondies que détient Paiements Canada, ce que l’on constate dans le travail qui se fait ici tous les jours.

« Je suis enchantée de voir que nous faisons de la recherche qui donnera aux adhérents SACR les renseignements dont ils ont besoin pour gérer le risque », a indiqué Carol Ann Northcott, vice-présidente, Risques, sécurité et recherche et dirigeante principale de la gestion des risques.

En examinant les données quotidiennes du SACR au cours des dix dernières années et en simulant des dizaines de milliers de défauts possibles, Neville a constaté que le risque le plus grand dépassait les 500 millions de dollars pour un participant. Pour une grande banque, ce risque est plus probablement gérable lorsque l’économie est stable. Il pourrait être plus difficile d’essayer d’obtenir 500 millions de dollars lors d’une crise comme celle qu’on entrevoit dans le document.

« Je crois que c’est le principal point à retenir dans ce document », dit Neville.

À la suite de la désignation par la Banque du Canada du SACR comme système de paiement important et compte tenu des critères plus rigoureux de gestion du risque qui accompagnent cette désignation, l’analyse empirique du document pourrait aider à déterminer l’ampleur des garanties à fournir pour satisfaire à la norme relative au risque de crédit. Neville dit espérer que Paiements Canada tiendra compte de son document lors de l’élaboration de l’approche, mais selon lui, d’autres travaux sont nécessaires pour définir précisément le cadre de gestion du risque.

« Nous sommes déterminés à répondre aux exigences de notre désignation de la façon la plus efficiente et efficace pour nos membres », a affirmé Northcott. « Comprendre le risque présent dans le système est une étape importante qui éclairera notre dialogue avec nos membres ».

Pour lire l’étude d’Arjani,

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