Épisodes de podcasts

Épisode 39 : Accélérer la croissance économique

En prévision du SOMMET, l’événement annuel de Paiements Canada qui aura lieu à Toronto en mai, nous explorons le thème de cette année : accélérer la croissance économique. 

Pour ce faire, nous avons réuni des experts de premier plan dans le cadre d’une table ronde sur la façon dont les paiements sont essentiels à une économie florissante, permettant de créer de nouveaux services qui offrent de la valeur tant aux entreprises qu’aux consommateurs.

Invitées :
Janet Lalonde, vice-présidente, Exécution des programmes commerciaux, Paiements Canada
Abraham Tachjian, chef des affaires réglementaires, Brim Financial
Rebecca Tasona, cheffe de l’exploitation, Services bancaires aux particuliers et aux entreprises, BMO
Kathleen Woodard, cheffe, Services bancaires et services-conseils à l’industrie, Amériques, Microsoft

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À PROPOS DE THE PAYPOD

The PayPod est le balado multiépisodes de Paiements Canada qui explore les tendances et les sujets qui influencent les paiements au Canada et partout dans le monde. Écoutez Elizabeth Dempsey, gestionnaire, Stratégie et engagement en matière d’événements à Paiements Canada et animatrice de The PayPod, interviewer des experts de premier plan et des leaders d’opinion respectés au sujet de l’évolution du paysage des paiements, des besoins des Canadiens et de l'avenir des paiements modernes (seulement disponible en anglais).

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Transcription du podcast

Elizabeth (Liz) Dempsey: 
Bonjour et bienvenue à The PayPod, le balado de Paiements Canada qui explore les tendances et les sujets qui influencent les paiements au Canada et partout dans le monde. 

Je m’appelle Liz Dempsey et je suis gestionnaire de la stratégie et de l’engagement des événements à Paiements Canada et votre animatrice pour cet épisode. 

En prévision du SOMMET, l’événement annuel de Paiements Canada qui aura lieu à Toronto en mai, nous explorons le thème de cette année : accélérer la croissance économique. 

Pour ce faire, nous avons réuni des experts de premier plan dans le cadre d’une table ronde sur la façon dont les paiements sont essentiels à une économie florissante, permettant de créer de nouveaux services qui offrent de la valeur tant aux entreprises qu’aux consommateurs. 

Nos experts en paiements ont plus précisément discuté de la façon dont les dernières tendances des paiements alimentent la prospérité, la croissance et la compétitivité mondiale. La discussion est animée par Janet Lalonde, vice-présidente, Exécution des programmes commerciaux de Paiements Canada, et inclut Abraham Tachjian, chef des affaires réglementaires à Brim Financial, Rebecca Tasona, cheffe de l’exploitation, Services bancaires aux particuliers et aux entreprises à BMO, et Kathleen Woodard, cheffe, Services bancaires et services-conseils à l’industrie, Amériques, Microsoft. 

Cette table ronde a été diffusée en direct le 3 février. 

Voici Janet pour le mot d’ouverture. Profitez de la conversation.

Janet Lalonde: 
Je vais donc céder la parole à chacun de nos panélistes pour qu’ils se présentent, après quoi nous passerons directement aux questions. 

Alors, Abraham, pourquoi ne pas commencer par vous?

Abraham Tachjian: 
Merci, Janet. Tout d’abord, c’est un privilège et un honneur d’être ici aujourd’hui. Je m’appelle Abraham Tachjian. Je dirige les affaires réglementaires à Brim Financial. Nous sommes une entreprise de technologie de premier plan qui permet à nos partenaires, comme les banques, les entreprises de technologie financière et les coopératives de crédit, de déployer des cartes et des produits de paiement.

Janet Lalonde:
Merci, Abraham. Rebecca?

Rebecca Tascona:
Bonjour à toutes et tous. Je suis ravie d’être ici. Je m’appelle Rebecca Tasona. J’ai déjà dirigé les paiements et les produits en Amérique du Nord pour les solutions de trésorerie et de paiements de BMO Groupe financier. Plus récemment, je suis cheffe de l’exploitation, Services bancaires aux particuliers et aux entreprises. BMO Groupe financier est une organisation financière nord-américaine et nous aidons des clients de toutes tailles, des particuliers, des clients des services bancaires aux entreprises, des services bancaires commerciaux, des marchés financiers et de la gestion de patrimoine. Je suis heureuse d’être ici.

Janet Lalonde:
Merci. Et Kathleen.

Kathleen Woodard:
Merci, Janet. Je m’appelle Kathleen Woodard. Je dirige l’équipe services-conseils à l’industrie axée sur les Amériques et les services bancaires pour Microsoft. Je suis à peu près certaine que tout le monde sait qui est Microsoft, alors je ne vais pas vous la présenter, mais je dirais que je suis établie ici, au Canada. J’ai des conseillers de l’industrie qui aident à façonner l’innovation pour de nouvelles charges de travail, qu’il s’agisse d’IA ou d’autres innovations aux États-Unis, au Canada et en Amérique latine, et j’ai occupé le poste de représentante en services bancaires pendant 26 ans. Je suis très heureuse d’être ici.

Janet Lalonde:
Merci. Alors, plongeons tout de suite dans le vif du sujet — 2025 a été une autre grosse année pour les paiements. Les bases sont jetées pour une nouvelle ère de solutions de paiement novatrices qui combinent les données, la rapidité et la sécurité pour aider les Canadiens et leurs entreprises à prospérer. Je vais donc m’adresser à la table ronde et vous demander ce que ces percées signifient pour votre organisation, l’écosystème des paiements et, de façon plus générale, pour les entreprises et les consommateurs.

Je vais donc commencer par Abraham.

Abraham Tachjian:
Merci, Janet. Je pense qu’il serait utile de mettre notre conversation en contexte en donnant un aperçu de certaines des principales percées qui ont eu une réelle incidence sur l’écosystème des paiements au Canada au cours de la dernière année. Maintenant, étant donné que vous êtes notre hôte, je m’en voudrais de ne pas mentionner l’élargissement de l’adhésion à Paiements Canada avec les récentes modifications apportées aux règlements et l’annonce de Brim Financial la semaine dernière, une publicité sans vergogne, dont quatre de nos pairs se sont joints à Paiements Canada en tant que nouveaux membres. Il s’agit d’une étape importante en ce qui concerne l’élaboration de politiques et l’adhésion à l’infrastructure des paiements prééminente du Canada. Je pense que la nouvelle cohorte de membres apporte de nouvelles voix du groupe démographique qu’ils servent et permet simplement d’avoir des règles du jeu plus équitables dans la concurrence entre les membres de l’industrie.

 

Par ailleurs, l’adhésion ouvre la porte à l’accès possible au système de paiement en temps réel (PTR), ce qui est, je crois, une autre percée dans l’écosystème des paiements de la dernière année, compte tenu des progrès importants que Paiements Canada a réalisés vers une date de lancement. Je pense donc que lorsque vous combinez l’adhésion à Paiements Canada et l’admissibilité au PTR, vous ouvrez la porte à une nouvelle cohorte, à un nouveau groupe de nouveaux fournisseurs de services de paiement qui peuvent offrir aux Canadiens une variété de nouveaux produits et services. 

 

J’ajouterais à cela l’une des conditions préalables à l’adhésion à Paiements Canada ainsi qu’à d’autres organisations, à savoir la Loi sur les activités associées aux paiements de détail. Elle supervise essentiellement les fournisseurs de services de paiement, les entreprises de technologie financière, quel que soit le nom qu’on leur donne généralement, toute organisation qui a quelque chose à voir avec la circulation de l’argent.

C’est important parce que, pendant de nombreuses années, ces fournisseurs de services de paiement se sont retrouvés dans une sorte de zone grise réglementaire et, maintenant, sous la surveillance de la Banque du Canada, ils sont adéquatement réglementés et doivent répondre à des exigences de gestion des risques opérationnels et des incidents, ainsi que de protection des fonds. 

Mais en plus de ces exigences de politique et de conformité, je pense que ce qu’il faut retenir de la Loi sur les activités associées aux paiements de détail, c’est qu’elle ouvre la porte à de nouveaux partenariats et à de nouvelles organisations. Prenons l’exemple de l’adhésion à Paiements Canada. Les organisations qui présentent une demande doivent être inscrites en vertu de la Loi sur les activités associées aux paiements de détail. De même, pour les organisations qui veulent avoir accès au virement électronique Interac, Loi sur les activités associées aux paiements de détail, est une condition préalable. Donc, en plus de ces simples exigences de conformité qui ne sont pas simples du tout, je ne devrais pas utiliser ce terme, je pense que l’avantage net qui en découle, y compris pour des organisations comme Brim et d’autres entreprises de technologie financière, c’est qu’elles établissent un précurseur de l’une des conditions pour avoir accès à une plus grande infrastructure. 

Je pense que l’autre point important, du point de vue de l’élaboration des politiques, est du côté des services bancaires ouverts – ce pour quoi j’ai un parti pris étant donné que j’ai déjà été responsable des services bancaires ouverts au ministère des Finances. Donc, en novembre, avec l’annonce du budget, je pense que nous avons eu deux grandes considérations qui ont vraiment eu une incidence sur l’écosystème des paiements. La première concernait le transfert de la gouvernance du système de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada à la Banque du Canada.

Mais en parallèle, je pense que ce qui a été vraiment frappant, c’est l’annonce du gouvernement sur l’élargissement de la portée du système au-delà de l’accès en lecture, mais incluant l’accès en écriture, et c’est simplement, en termes généraux, la capacité pour une organisation, avec la permission du consommateur, d’aller dans son compte, de déplacer de l’argent – essentiellement, de traiter l’opération. L’exemple logique est donc l’amorce des paiements. Le gouvernement a donc fixé une cible pour 2027 et, lorsqu’on prend du recul et qu’on superpose le droit d’accès et l’échéancier du PTR, on se retrouve soudainement devant la convergence potentielle de deux grands projets sur lesquels nous travaillons dans le paysage de la politique financière canadienne à peu près au même moment. C’est donc considérable pour de nombreuses organisations financières. 

Enfin, si je prends un peu de recul, je pense que ce qui est vraiment important, c’est le rôle que joue actuellement la Banque du Canada dans la surveillance des entreprises de technologie financière et peut-être un mandat quasi concurrentiel.

Vous savez, de façon générale, les responsabilités de la Banque ont principalement consisté à maintenir l’inflation à un certain niveau, mais tout d’un coup, elle supervise la Loi sur les activités associées aux paiements de détail, le système bancaire ouvert et les cryptomonnaies stables. Donc, un élargissement important de son mandat au-delà de l’inflation, mais aussi pour réglementer les services de paiement de base ainsi que les entreprises de technologie financière.

Janet Lalonde:
Merci Abraham, et permettez-moi aussi de féliciter Brim pour son adhésion à Paiements Canada. Nous sommes très heureux de commencer à collaborer plus étroitement avec vous et vos collègues de Brim. Alors, félicitations.

Abraham Tachjian:
Merci.

Janet Lalonde:
Je vais maintenant donner la parole à Rebecca. Alors, Rebecca, je suppose que vous savez, en regardant les solutions de paiement qui combinent sécurité, vitesse et données, qu’est-ce que ce type de percée signifie pour vous et votre organisation?

Rebecca Tascona:
Eh bien, je me ferais l’écho de ce qu’Abraham a dit, et le budget a certainement fourni beaucoup plus de clarté sur certains des paramètres qui sont vraiment utiles à nos clients et aux acteurs dans le domaine. Mais quand je pense à 2025, il y avait tellement de choses qui continuent d’évoluer dans l’espace des paiements. Chaque semaine, il y a eu une nouvelle manchette et de nombreux projets pluriannuels se sont concrétisés. Et même en prenant un point de vue nord-américain, comme l’augmentation des API, les services bancaires intégrés, les nouvelles de FedNow, les normes ISO, évidemment beaucoup de manchettes sur les cryptomonnaies stables, les dépôts sous forme de jetons et, après tout ça, des annonces très importantes concernant des systèmes qui ont été modernisés. Aucun secteur donc ne faisait du surplace.

Ce que cela signifie vraiment pour nos clients, c’est qu’ils ont besoin de beaucoup de soutien pour comprendre comment tout cela fonctionne et ce que cela signifie pour leur modèle d’affaires, très franchement. Lorsque nous parlons à nos clients, c’est à propos de la qualité des nouveaux systèmes, mais comment cela s’intègre-t-il à tout ce qu’ils font, à leur modèle d’affaires?

Donc, nous passons beaucoup de temps expliquer la capacité parce que tout le monde n’est pas un expert en paiements comme les gens qui sont au téléphone ou qui participent à cet appel. Beaucoup de nos clients ont besoin d’aide pour comprendre comment concrétiser cela et quels sont les avantages pour eux et comment leurs modèles d’affaires peuvent évoluer, qu’il s’agisse d’avoir accès à des liquidités, d’avoir une surveillance plus rapide et plus efficace de la fraude, ce genre de choses. Nous avons donc passé beaucoup de temps à expliquer. Mais c’est certainement une période très excitante pour l’industrie et pour nos clients également.

Lorsque vous pensez aux avantages ultimement, à nos entreprises clientes, tout dépend de la façon d’automatiser, d’intégrer, d’accéder à leurs paiements, à leurs comptes clients plus rapidement, à leurs flux de trésorerie en temps réel. Tout comme cela contribue vraiment à la transparence, à la visibilité dans leurs propres entreprises et leur permet d’obtenir et de mettre leur argent à profit plus rapidement.

Pour le consommateur, c’est vraiment une question de gain de transparence et d’accès à ses propres données, mais il s’agit aussi de s’assurer qu’il bénéficie d’une meilleure surveillance en temps réel, d’une surveillance de la fraude, d’une protection, et qu’il peut accéder à des cas d’utilisation auxquels il n’avait pas accès auparavant. Même si toutes ces annonces sont emballantes, je m’en voudrais de ne pas dire que nous devons faire autant d’excellentes annonces au sujet de la fraude et de la protection de nos institutions, car le temps réel est différent. Nous savons, grâce au comportement des autres systèmes de paiement, que l’éducation des clients est nécessaire, mais aussi que ce que des organisations comme Brim, comme BMO, comme Microsoft doivent faire pour protéger l’écosystème et le client s’accélère encore plus rapidement.

Janet Lalonde:
Merci, Rebecca. Et je vais terminer cette question avec quelques réflexions de votre part, Kathleen.

Kathleen Woodard:
Peut-être simplement pour réunir ces éléments, parce que je pense qu’Abraham et Rebecca ont fait un excellent travail pour ce qui est de décrire le degré de changement massif que connaît l’ensemble de l’industrie. Vous savez, du point de vue de Microsoft, je dirais qu’il y a deux choses auxquelles nous pensons tout le temps. Premièrement, comment pouvons-nous appuyer et accélérer l’innovation? Mais aussi comment être conscient des risques qui seront inhérents au rythme du changement technologique avec tout ce que Rebecca vient de décrire. Le PTR comporte de grands avantages, mais aussi un risque accru, ne serait-ce qu’en ce qui concerne l’accélération de la fraude que nous observons dans l’ensemble de l’industrie avec de nouveaux outils, même au-delà du PTR, évidemment. Vous savez, l’IA et l’IA agentique, et nous allons en parler un peu plus tard, ont vraiment changé la donne.

Je vais faire un peu de publicité éhontée, parce que je pense que le Canada devrait se réjouir des choses qu’Abraham a décrites, parce que lorsqu’on pense à ces choses convergentes, vous savez, le lancement du PTR, un système bancaire ouvert avec la capacité de vraiment changer le paysage pour les consommateurs. C’est une réelle indication que le Canada essaie vraiment d’intensifier la concurrence et d’être vraiment axé sur le consommateur. Par conséquent, nous avons annoncé il y a quelques semaines un investissement de 19 milliards de dollars au Canada. Avec cela, nous investissons dans de nouveaux centres de données. Nous investissons dans de nouvelles zones de souveraineté pour le Canada et nous nous assurons de contribuer au soutien de l’infrastructure sur laquelle s’appuiera tout l’écosystème. C’est donc une annonce assez importante si vous la mettez en contexte. Je pense que l’équivalent pour le gouvernement canadien était d’un peu moins de 3 milliards de dollars. Microsoft investit 19 milliards de dollars. Et c’est très ciblé. Ce n’est pas une idée; cela a été fait en partenariat avec le gouvernement.

Je dirais donc que c’est l’un des grands effets de tous ces changements convergents. Nous devons nous assurer d’avoir l’infrastructure nécessaire pour appuyer le tout. Je pense que Rebecca a soulevé quelque chose de très important. Je pense que nous devons aborder le fait que ces changements, ainsi que le paysage géopolitique, l’accélération des modèles d’IA, tous ces nouveaux paradigmes, je vais les appeler, soulèvent de nouvelles questions au sujet de la confiance, de la responsabilité et de la sécurité. Je pense qu’à l’heure actuelle, au Canada, nous sommes avantagés par le fait que les services centralisés de lutte contre la fraude sont intégrés dans la plateforme de paiement en temps réel par l’intermédiaire de Paiements Canada, et que c’est un message très fort et une solide capacité dont nous voulons tirer parti, mais je pense qu’il y a aussi beaucoup de questions sans réponse et que, pour l’ensemble de l’écosystème, il faudra un degré de collaboration sans précédent. L’arrivée de nouvelles entreprises de technologie financière créera, je l’espère, plus de concurrence, ainsi qu’un plus grand nombre de cas d’utilisation qui seront très axés sur la production de valeur très rapidement. Je pense que c’est bon pour l’industrie.

Je suis donc très enthousiaste pour l’avenir, mais comme je pense que nous le reconnaissons tous, ce n’est pas simple. C’est assez complexe et cela nécessitera de multiples niveaux de partenariat et de réflexion pour obtenir une valeur réelle de la plateforme.

Janet Lalonde:
Merci, Kathleen. Plusieurs d’entre vous ont déjà parlé du système de paiement en temps réel, le PTR, et il est évidemment difficile de parler d’innovation en matière de paiement sans parler des paiements en temps réel. Le PTR est un nouveau système de paiement national en cours d’élaboration à Paiements Canada. Vous devez être peu nombreux dans cette séance à ne pas en avoir entendu parler.

Le PTR permettra aux fonds de passer du payeur au bénéficiaire en quelques secondes, en tout temps, sans temps d’arrêt prévu. Il permettra le règlement immédiat des opérations entre les institutions financières et la confirmation et l’irrévocabilité immédiates du point de vue de l’utilisateur final une fois les paiements confirmés. Le PTR fournira une infrastructure de base qui soutiendra des données plus riches, des messages ISO 2022 et, bien sûr, comme Abraham l’a mentionné, la participation d’un plus grand nombre d’entités réglementées, ce qui est très excitant.

J’aimerais donc, panélistes, que vous m’en disiez un peu plus sur la façon dont vous voyez le rôle des paiements en temps réel dans la refonte de l’écosystème plus vaste des paiements et sur les occasions novatrices que les leaders des paiements devraient selon vous prioriser pour générer de la valeur dans l’espace des paiements en temps réel. Je vais commencer par Rebecca.

Rebecca Tascona:
Les paiements en temps réel ne sont plus une caractéristique, ils constituent un enjeu réel, et ils remodèlent chaque partie de l’écosystème des paiements, et je pense qu’ils stimulent l’imagination sur la façon de tirer parti de cette capacité. Pour nous en particulier, bon nombre de nos clients sont nord-américains ou mondiaux par nature et ils ont vu les avantages des paiements en temps réel dans d’autres pays. Ils sont très enthousiastes concernant l’arrivée de cette capacité au Canada. Je pense que lorsqu’elle sera disponible, ils présenteront les cas d’utilisation comme ils les ont vécus ou utilisés dans d’autres pays. C’est très excitant de ce point de vue.

Je pense qu’il est vraiment important pour nous tous de nous rappeler qu’aucun joueur n’est responsable à lui seul de l’innovation en matière de paiement en temps réel. Regardez le consortium de personnes très intelligentes et d’entreprises qui ont été nécessaires pour donner vie à ce projet et félicitez encore une fois Paiements Canada parce qu’il est sur le point d’être lancé et ce sera incroyable. Mais cela exige vraiment beaucoup de réflexion novatrice dans tout l’écosystème et c’est ce qui est nécessaire pour que notre écosystème canadien continue d’être concurrentiel et d’évoluer à bon rythme. C’est un élément essentiel, il faut avancer à bon rythme parce que le monde évolue à une telle vitesse qu’il faudra encore plus de collaboration que nous ne l’avons fait jusqu’ici. Nous devons nous y habituer et savoir que nous allons tous apporter des forces différentes à la table. Nous allons parler de partenariats plus tard, mais l’habileté à tirer parti des capacités de tous et à établir des partenariats de différentes façons sera un enjeu de taille pour les 50 prochaines années de l’écosystème des paiements au Canada.

Lorsqu’on pense aux possibilités d’innovation, je vais les ramener à nos clients. Après leur avoir expliqué ce que les paiements en temps réel peuvent faire pour eux, il y aura création conjointe. Regarder leur écosystème, ce qu’ils font, la façon dont ils mènent leurs activités, et les cas d’utilisation en découleront. C’est ainsi que nous allons offrir de la valeur. Nous allons fournir de la valeur pour aider les entreprises canadiennes à revoir leurs modèles d’affaires tout en protégeant le consommateur final. Et c’est là que la valeur va être créée.

Janet Lalonde:
Merci. Merci, Rebecca. Je suis tout à fait d’accord avec vous lorsque vous dites que les paiements en temps réel sont des enjeux de taille, et que ce qui semble avant-gardiste devient la nouvelle norme en très peu de temps. Je vais peut-être maintenant me tourner vers vous, Abraham, pour vous demander votre point de vue sur le rôle des paiements en temps réel dans la restructuration de l’écosystème.

Abraham Tachjian:
Merci, Janet. Je ne me concentrerai pas précisément sur les cas d’utilisation. Je pense que Rebecca nous a donné un excellent aperçu de ce que les capacités peuvent offrir. De façon réaliste, il y a beaucoup de précédents dans d’autres pays qui peuvent montrer ce que les systèmes de paiement en temps réel peuvent offrir aux consommateurs, aux entreprises. J’aimerais adopter un point de vue un peu différent parce que les Canadiens ne se soucient pas nécessairement d’une infrastructure particulière. Ce qui les intéresse, ce sont les capacités, la commodité et les caractéristiques que les paiements leur offrent au quotidien, qu’il s’agisse d’une économie à la demande, des travailleurs, des PME qui paient leurs fournisseurs ou n’importe quoi d’autre où le mouvement de l’argent est important. Je pense donc que l’objectif est de permettre ces capacités, ces caractéristiques. Je pense qu’on peut y arriver en intensifiant la concurrence, n’est-ce pas? Créer une occasion pour un plus grand nombre de fournisseurs de tirer parti de cette infrastructure. 

Je n’aime pas m’enliser dans la justification de l’objectif d’une infrastructure avec des cas d’utilisation, parce que le défi à cet égard est que les cas d’utilisation évoluent. Je pense que ce que nous faisons assez bien, c’est de mettre en place l’infrastructure nécessaire pour être en mesure d’innover et d’évoluer, et je pense que Paiements Canada a fait un très bon travail pour amener le PTR près de la ligne d’arrivée. 

Je pense que cette infrastructure nous aidera vraiment à naviguer dans l’écosystème des paiements. La perspective que j’aime adopter est davantage dans le contexte de la concurrence, en ce sens que le PTR combiné à l’adhésion à Paiements Canada, ainsi que certains des autres éléments que j’ai décrits dans mon mot d’ouverture, crée une excellente occasion pour l’écosystème des paiements au Canada entre les parties prenantes, les coopératives de crédit et les nouveaux membres de Paiements Canada de vraiment tirer parti de cette excellente infrastructure pour offrir de meilleures capacités aux Canadiens, peut-être en important certaines des bonnes caractéristiques que nous voyons dans d’autres pays, mais en les superposant à une perspective canadienne. Ce qui est important, c’est de contribuer à notre capacité de concurrence à l’échelle mondiale. Nous parlons souvent du retard que nous avons pris dans le système bancaire ouvert, nous y sommes presque. De même, nous en sommes presque à la ligne d’arrivée avec le PTR. Je pense donc que la contribution du point de vue de l’écosystème des paiements est, d’une part, l’intensification de la concurrence sur le marché, qui offre aux consommateurs un plus grand choix de capacités et de meilleurs prix, ce qui est inhérent à la concurrence, et surtout, veiller à ce que notre capacité de concurrence à l’échelle internationale et notre position de chef de file international dans l’écosystème financier demeurent.

Janet Lalonde:
Merci. Ensuite, nous laisserons Kathleen répondre à cette question également.

Kathleen Woodard:
Je serai brève parce que je suis d’accord avec tout ce qui a été dit, mais je dirais aussi que vous avez raison de dire que les Canadiens ne se soucient pas vraiment de l’infrastructure qui sera intégrée. Mais si les possibilités réelles du système vont au-delà de la rapidité et de l’intégration, et offrent de nouveaux cas d’utilisation que n’avons pas encore découverts, toutes les capacités et possibilités ISO riches en données qui vont venir, je ne pense même pas que nous puissions prédire exactement ce qui va être lancé et quelle sera l’innovation qui en découlera. Mais avant même de se concentrer sur les consommateurs, je pense que c’est vraiment une question de confiance et qu’il s’agit simplement de permettre la surveillance de la fraude et de la sécurité avec beaucoup de succès. C’est la base avant de penser à aller vite et à nous lancer dans plein d’innovations. Il faut nous assurer que tous les participants à l’écosystème investissent dans les bons types de services de lutte contre la fraude, les services de sécurité pour veiller à ce que tout soit aussi robuste et sûr que possible; je pense que c’est la première chose à faire pour tout le monde. Nous pourrons ensuite continuer d’évoluer. 

Toutes les possibilités d’automatiser le rapprochement, de personnaliser les services, d’obtenir des perspectives pour les commerçants qui n’étaient pas accessibles auparavant – tout cela ne sera que du bonbon. Je pense que tout cela sera possible. Mais nous en parlons depuis un certain temps. Ce n’est pas seulement un nouveau système. Il s’agit en fait d’une nouvelle fondation. Nous allons tous nous appuyer sur elle au cours de la prochaine décennie. Je pense qu’il est vraiment important de déterminer la meilleure marche à suivre en ce moment.

Janet Lalonde:
Merci. Je pense donc que nous allons changer un peu de sujet et parler d’une autre tendance qui alimente la vitesse, la sécurité et les paiements, et c’est bien sûr l’utilisation de l’intelligence artificielle. 

L’IA est mise à profit pour créer des expériences d’opérations plus personnalisées. J’aimerais donc savoir ce que chacun des panélistes pense de la façon dont l’IA pourrait redéfinir l’avenir des paiements. Je vais commencer par Kathleen.

Kathleen Woodard:
Merci, Janet. Oui. J’aimerais revenir un peu en arrière pour ce qui est de ce que nous voyons partout dans le monde et particulièrement en Amérique. Nous avons introduit le concept de l’entreprise à la frontière technologique. Il s’agit des organisations qui sont très concentrées sur leur stratégie d’affaires et les résultats qu’elles essaient d’obtenir, mais qui reconnaissent que le changement technologique fondamental qui s’est produit est tel qu’elles doivent mettre l’IA au centre en tant que catalyseur, pas en tant que résultat, mais en tant que catalyseur pour produire des résultats au rythme de demain. 

Nous parlons donc de trois niveaux de l’entreprise à la frontière technologique. Premièrement, nous croyons que chaque employé, chaque entreprise et chaque consommateur dans l’avenir, peut-être pas aujourd’hui, mais dans l’avenir, aura un assistant IA. Si vous y réfléchissez, ChatGPT compte actuellement 700 millions d’utilisateurs actifs par semaine.

Ce concept que tout le monde aura son propre type d’assistant personnel, nous commençons à voir très franchement, dans les opérations de paiement, la fraude et le blanchiment d’argent, que cela a déjà un impact. Les analystes administratifs utilisent Co-pilot ou un assistant IA pour résumer les exceptions ou produire des rapports de rapprochement – bon nombre de ces tâches qui prenaient auparavant des heures sont maintenant accomplies en quelques minutes. 

À Microsoft, nous sommes le client zéro. Notre équipe de la trésorerie a mis à l’essai un assistant IA pour les rapprochements. Le délai de traitement des comptes a été réduit de 22 p. 100. C’est ce qui se passe dans les grandes et les petites institutions, car les gens travaillent en quelque sorte à la première phase. 

Le deuxième niveau est celui où l’on commence à penser à l’IA agentive. Et l’IA agentive est l’IA qui ne se contente plus de fournir de l’information, mais qui prend aussi des mesures. Et dans cette phase, nous parlons d’humains travaillant avec des collègues numériques. Nous croyons, et nous commençons déjà à le constater dans l’ensemble de l’industrie, que les organisations commencent maintenant à penser à la main-d’œuvre humaine et à la main-d’œuvre numérique et à la façon dont elles vont faire appel à des collègues numériques pour accomplir certaines des tâches qu’elles ne pouvaient pas faire auparavant à grande échelle. Donc, les opérations frauduleuses, le tri de millions d’opérations, la détection des anomalies, la rédaction des rapports d’activités suspectes que tout le monde doit faire. Dans cette situation, les agents numériques ou l’IA agentive ne remplacent pas les humains, mais font une grande partie du gros du travail. Ils agissent donc comme un collègue IA. Il y a beaucoup de répercussions sur la façon d’envisager le tout et de concevoir votre organisation.

Je dirais simplement que la plupart des organisations en sont déjà à la phase un. Elles réfléchissent à la façon d’intégrer l’IA dans l’ensemble de l’organisation. Elles commencent à expérimenter la phase deux. De grandes entreprises du Canada et de partout dans le monde réfléchissent à la façon dont elles vont gérer une multitude d’agents qui sont construits par eux-mêmes ainsi que par certains fournisseurs. 

La phase trois est cependant une véritable IA agentive autonome. Il s’agit vraiment de commencer à penser à comment établir des processus commerciaux autonomes. Et donc, où les humains déterminent une orientation et des contraintes de haut niveau, mais où les agents IA exécutent tout le flux de travaux. L’une des plus grandes possibilités ici, et je sais que vous savez que c’est devenu une chose dont tout le monde parle, c’est le commerce agentif. Disons que vous voulez acheter un vélo pour votre enfant. Vous êtes très occupé. Vous êtes pris par le travail. Peu importe le type de vélo. Vous voulez simplement acheter celui qui vous offre le meilleur rapport qualité-prix. Vous pouvez donc demander conseil à ChatGPT ou à Co-pilot. Mais vous êtes encore en train de cliquer sur les sites des commerçants pour payer. Très bientôt, il y aura la possibilité, et encore une fois, il y a beaucoup de questions du point de vue de la réglementation, mais la possibilité pour vous de dire à Co-pilot, trouve-moi le meilleur vélo pour mon enfant de moins de 500 $ et achète-le pour moi. 

Nous aurons des agents autonomes capables de tout gérer. Il s’agit donc de faire des recherches, de comparer, de vérifier, d’utiliser les identifiants de paiement enregistrés sans les entrer dans un site Web. Il y a donc eu beaucoup d’expériences au sein de l’industrie. Microsoft a fait des expériences. Nous avons vu des résultats positifs, les gens sont beaucoup plus susceptibles d’acheter si un assistant les aide. Les grands réseaux de paiement ont évidemment mis en place des cadres pour faciliter les paiements effectués par les agents. Visa a introduit le protocole des agents de confiance. Nous avons Mastercard avec son agent de paiement. 

Mais fondamentalement, tout cela signifie que l’industrie doit réfléchir à de très grandes questions. La confiance et le consentement sont donc primordiaux. Comment puis-je savoir que mon agent d’IA ne dépensera pas trop ou ne fera pas la mauvaise chose? Comment un commerçant peut-il vérifier qu’un agent est véritablement autorisé par le client? Comment vous assurez-vous d’avoir les cadres juridiques en place pour comprendre la responsabilité? 

La sécurité est donc un élément très important. Il y aura beaucoup de possibilités pour les pirates informatiques. Le chiffrement et la segmentation en jetons seront vraiment nécessaires pour être étanches.

Et enfin, avec tout cela, il y a aussi l’explicabilité. Ce que nous avons vu lorsque nous avons commencé à introduire l’IA et, surtout dans les services financiers, je pense que la relation avec les organismes de réglementation et le fait de mettre les équipes à l’aise, « avons-nous le degré d’observabilité et d’explicabilité nécessaire pour savoir pourquoi l’IA a choisi un produit ou un autre? » est vraiment très important. 

Et la dernière chose que je veux dire à ce sujet. Cela va fondamentalement transformer l’industrie. Et c’est vraiment important; je constate que tout le monde y pense en ce moment même et l’expérimente en ce moment parce que ce n’est pas de la science-fiction. C’est quelque chose qui va se concrétiser au cours des 12 à 24 prochains mois.

Si vous y réfléchissez, il s’agit vraiment de s’assurer que les entreprises qui ne sont pas désintermédiées quand vous pensez à ce genre d’expérience de magasinage, allez-vous être derrière l’assistant IA, c’est-à-dire est-ce tout ce que le consommateur va vraiment voir et comment vous assurez-vous de maintenir la pertinence? 

Il y a donc beaucoup de questions à ce sujet. C’est encore très nouveau et nous travaillons activement avec tous les participants et y réfléchissons. Mais ce que je dirais surtout, c’est que ce n’est pas l’un de ces moments où l’on peut ralentir. On peut ralentir la mise en œuvre, mais il faut y réfléchir. Il faut faire des expériences et il faut que l’organisation se sente à l’aise. Parce que je pense que c’est l’une de ces choses où si vous avez ChatGPT avec 700 millions d’utilisateurs et que vous avez une grande entreprise qui fait partie des gros joueurs et qui commence déjà à réfléchir à la façon dont elle s’assure que son assistant IA figure parmi les résultats des requêtes, est-ce que votre entreprise, votre organisation va devenir complètement inutile? Je ne veux pas être prophète de malheur, mais je pense qu’il y a de grandes questions qui ont de grandes répercussions sur la façon dont l’industrie va se transformer.

Janet Lalonde:
Merci, Kathleen. C’est aussi incroyablement fascinant et ça porte à réflexion. Rebecca, voulez-vous ajouter quelque chose?

Rebecca Tascona:
Je pense que nous devons tous prendre le temps de réfléchir au monde qu’elle vient de peindre. Non, je plaisante. Je veux dire, elle a raison. L’avenir est là. Je ne pense même pas que nous puissions nous imaginer ce à quoi le monde ressemblera dans cinq ans parce qu’il évolue si rapidement. J’ai demandé à Co-pilot comment je devais répondre. Non, je plaisante. Mais vous savez, tout ce que je dirai, c’est que je suis d’accord avec les commentaires selon lesquels il faut commencer à expérimenter. Et c’est une chose de le déployer dans votre entreprise, mais ensuite vous devez vous assurer que les gens réfléchissent à la façon de l’utiliser, et il faut vraiment que ce soit dirigé par un leader, c’est ce que j’ai découvert. 

Il faut encourager l’expérimentation à l’intérieur de paramètres sécuritaires, mais il faut aussi établir l’attente que c’est là pour augmenter la façon dont nous faisons notre travail afin que nous puissions nous concentrer sur le travail de plus grande valeur également. 

Mais du point de vue de l’IA, je pense que je m’en voudrais de ne pas parler du pouvoir de l’IA, de ce que nous allons voir et de ce que nous voyons déjà en matière de protection et de détection des activités frauduleuses à un rythme supérieur à ce qui pourrait être possible pour un être humain. Nous avons besoin de ces outils. Ils sont et seront conçus pour protéger les organisations qui inspirent la confiance, car nous serons en mesure de repérer rapidement les lacunes. Mais c’est l’une des premières lignes de défense lorsque nous parlons de la façon de créer une culture du risque que nous devons commencer à utiliser si ce n’est pas encore le cas, parce que le pouvoir réside dans toutes les données qui existent.

Janet Lalonde:
Oui, je pense que c’est cet horizon de 12 à 18 mois que vous avez mentionné Kathleen que je trouve incroyablement révélateur. Lorsque nous aurons cette session l’an prochain, le commerce agentif sera l’enjeu, n’est-ce pas? 

Abraham, avez-vous quelque chose à ajouter au sujet de l’IA avant que nous passions au prochain sujet?

Abraham Tachjian:
Oui, je pense qu’on en a parlé de façon fantastique. En ce qui concerne les possibilités, l’un des angles les plus prometteurs et peut-être le plus ennuyeux concerne ce qui se passe en arrière-plan des opérations de paiement. Je pense que Rebecca a soulevé un très bon point au sujet de la fraude et de la rapidité à laquelle elle évolue aujourd’hui et de la capacité de l’IA d’avoir une longueur d’avance sur elle, de reconnaître les tendances que les humains ou les modèles de données existants pourraient avoir de la difficulté à repérer. Donc, je pense que cela va vraiment inspirer confiance, comme nous en avons parlé plus tôt, à l’égard de ce mécanisme si on veut l’appeler ainsi, et je pense que cela mènera à une plus grande adoption. 

D’un autre point de vue, je pense que cela va vraiment donner plus de pouvoir aux consommateurs concernant le mode de paiement choisi. Kathleen nous a donné un excellent exemple en ce qui concerne l’IA agentive et la possible désintermédiation des commerçants en n’étant pas à l’amorce de l’opération. 

Vous avez passé tout ce temps et dépensé tout cet argent à optimiser les moteurs de recherche pour amener les gens sur votre site Web avec une belle expérience, et tout d’un coup, c’est complètement désintermédié avec un agent d’IA qui résume un produit pour vous et exécute l’opération sans que vous alliez sur le site Web. 

Donc, dans une certaine mesure, cela permet aux consommateurs de gagner du temps, mais il y a aussi un risque pour les commerçants et d’autres entreprises de paiement qui offrent des outils de paiement ainsi que des outils pour les commerçants, qui doivent s’assurer qu’une partie de leurs activités n’est pas remplacée. 

Mais au bout du compte, cela permet aux consommateurs de prendre des décisions plus rapidement et peut-être de se concentrer sur le meilleur mode de paiement. Mes amis savent que j’adore les récompenses et j’aime donc m’assurer que chaque dollar que je dépense me donne la valeur maximale entre les remises en argent et les points de compagnie aérienne. Je pense que l’un des bons exemples, du moins d’un point de vue égoïste, c’est d’avoir un agent d’IA qui m’aide à m’assurer de tirer le maximum de chaque dollar que je dépense du point de vue des récompenses, de la protection des consommateurs ou de divers autres points de vue.

Je pense que ces outils vont progressivement dépoussiérer les habitudes sur le plan de la concurrence entre les produits, parce que les consommateurs ne changent pas nécessairement de produit en raison des efforts que cela demande. Un agent d’IA fonctionnant dans un certain cadre facilite toutefois l’opération pour vous, facilite le changement, permet le mouvement d’argent entre les comptes pendant que vous dormez; cela va vraiment intensifier la concurrence. Je ne peux imaginer, comme mes autres panélistes, à quoi ressembleront les cinq prochaines années. J’espère juste égoïstement avoir plus de points de voyage.

Janet Lalonde:
Merci, Abraham. J’aimerais donc parler un instant des partenariats. Je pense que vous savez, comme en témoigne notre discussion des 40 premières minutes, que le rythme du changement et la complexité du contexte des paiements sont importants. Il faudra des partenariats pour que les organisations puissent suivre le rythme. Alors, comment pouvons-nous nous assurer de répondre aux besoins actuels et futurs du marché grâce à une collaboration efficace? Faisons-nous du bon travail? Devons-nous en faire plus?

Rebecca, qu’en pensez-vous?

Rebecca Tascona:
Je dirais que le système de paiement en temps réel est un exemple de collaboration. Mais pour revenir à ce que vient de dire Abraham, je pense que l’écosystème et les nouveaux joueurs apportent tous quelque chose d’unique et nous croyons fermement que nous ne pouvons pas tout bâtir par nous-mêmes. C’est tout simplement impossible. Le rythme auquel les choses évoluent et les demandes changeantes des clients exigent de la créativité et de l’innovation de partout. 

Par exemple, nous avons annoncé un partenariat public avec une entreprise comme Fispan, qui nous permet d’offrir à nos clients une intégration avec la planification des ressources de l’entreprise par notre expérience en ligne. Nous ne serions pas en mesure d’intégrer cette fonctionnalité dans le reste de l’industrie. Nous devions travailler avec un partenaire, ce qui nous a permis de l’offrir sur le marché très rapidement. 

Je pense donc que les partenariats seront le fondement de l’innovation dans l’avenir, et on le voit dans toutes les annonces sur les fils de nouvelles chaque semaine, que différentes entreprises s’associent pour offrir une nouvelle capacité. À mon avis, c’est ainsi que nous allons mener nos activités. 

Il faut renforcer vos contrôles autour des partenaires que vous choisissez, certains de ces contrôles pour vous assurer que vous êtes à l’aise. Et bien sûr, quand vous introduisez différents acteurs dans votre propre écosystème, cela fait aussi augmenter le cyberrisque. Donc, il faut avoir ces contrôles en place et vous devez avoir confiance en vos pratiques et comprendre que les partenariats sont essentiels pour continuer d’évoluer.

Janet Lalonde:
Merci, Abraham.

Abraham Tachjian:
Merci, Janet. Je pense que ce qui est essentiel avec les partenariats, c’est qu’il faut faire confiance à ses contreparties, n’est-ce pas? Les partenariats ne peuvent pas aller plus loin que la confiance que vous avez dans l’organisation avec laquelle vous travaillez. Je pense que nous avons fait un assez bon travail au cours de la dernière année en mettant en œuvre une politique pour accroître cette confiance. 

L’exemple que j’aime donner est celui de la Loi sur les activités associées aux paiements de détail. En tant qu’institution financière, lorsque vous essayez de travailler avec une organisation qui a une capacité plus élevée que la vôtre, que vous ne parvenez pas à bâtir, la première chose que vous allez faire, c’est d’exercer une sorte de diligence raisonnable envers votre contrepartie, habituellement en fonction des lignes directrices existantes. Ce sont des activités très laborieuses si vous en avez fait l’expérience. Je pense donc que des régimes comme la Loi sur les activités associées aux paiements de détail, dans le cadre de laquelle la Banque du Canada surveille ces partenaires potentiels des banques et des coopératives de crédit, certaines exigences réglementaires ont été mises en place du point de vue opérationnel, de la gestion des incidents, de la protection des fonds, ouvrent la voie à des conversations plus faciles pour ce qui est d’avoir confiance avec la partie avec laquelle vous faites affaire. 

Je pense donc que lorsque nous jetons les bases de la confiance, qu’il s’agisse des consommateurs ou des organisations qui travaillent les unes avec les autres, nous facilitons l’évolution du partenariat.

Abraham Tachjian:
Merci. Et Kathleen?

Kathleen Woodard:
J’aimerais ajouter deux petites choses. Je pense que Rebecca et Abraham ont tous les deux parlé de cet avenir qui ne sera gagné par aucune partie seule. C’est là que la collaboration et les écosystèmes sont les plus importants. De façon générale, je dirais que l’industrie le reconnaît. On fait beaucoup de travail pour choisir des partenaires et réfléchir à la voie qui leur donnera le plus d’options et de souplesse dans l’avenir. Et c’est bien sûr important, mais je pense que nous devons reconnaître que dans ce monde, il n’y aura pas qu’un seul fournisseur. Il n’y aura pas qu’un seul grand modèle de langage. 

Il n’y aura pas de solution unique gagnante sur toute la ligne. Je pense que nous allons tous devoir fonctionner dans un environnement qui repose en grande partie sur un écosystème ouvert. Je pense donc que l’industrie songe à établir pour l’avenir, des partenariats, de la collaboration, des écosystèmes, et je pense qu’il se fait du bon travail. Ce que je constate, c’est qu’il faut reconnaître que c’est essentiel. Mais je pense aussi qu’il y a une hésitation compréhensible pour ce qui est de savoir qui est le partenaire à choisir pour l’avenir et dans quelle mesure cela m’engage dans une certaine voie. 

Aucun d’entre nous sur cet appel ne sait à quoi le monde ressemblera dans cet espace dans 12 mois. Je dirais donc simplement qu’une chose vraiment importante est que nous réfléchissons à cet écosystème de collaboration, en nous assurant d’avoir la souplesse et le choix par conception intégrée dans la façon de faciliter cet avenir. Et la deuxième chose que je dirais, je pense qu’Abraham en a parlé, concerne la sécurité et la fraude. Quand je pense à la collaboration et aux écosystèmes, je pense que la concurrence devrait s’arrêter au niveau de la sécurité. 

La sécurité doit absolument être une compréhension et un engagement communs de la part de tous les intervenants pour nous assurer d’instaurer la confiance dont tous les panélistes ont parlé et d’assurer la sécurité à tous les niveaux de ce que nous faisons pour cet écosystème.

Janet Lalonde:
Super! Merci. Nous allons donc passer aux questions de l’auditoire dans un instant. Veuillez donc commencer à poser vos questions dans la boîte du conférencier. Et je vais conclure cette partie de la discussion en demandant à chacun de nos panélistes, quelle est la plus grande occasion que vous voyez à l’horizon en matière de paiements? Et Abraham, je vais commencer par vous.

Abraham Tachjian:
Je serai bref, Janet. Je pense que le point le plus intrigant, du moins en ce qui me concerne, ainsi que l’occasion, c’est la façon dont les systèmes de paiement conventionnels et à venir fonctionneront en conjonction avec les nouveaux modes de paiement comme la cryptomonnaie stable? Avec la surveillance exercée par la Banque du Canada, je pense que le gouvernement a fait un assez bon travail pour ce qui est de diffuser le potentiel de ce type de produit de paiement. Je suis curieux de voir comment cela va fonctionner avec les systèmes de paiement nationaux ou les modes de paiement transfrontaliers. J’ai donc hâte de voir comment les Canadiens et l’écosystème canadien pourront tirer parti de ces deux systèmes de paiement.

Janet Lalonde:
Super! Et ensuite Kathleen.

Kathleen Woodard:
Je pense que nous en avons parlé. Je dirais que la grande occasion ici, c’est cette convergence. Nous en avons parlé, l’infrastructure en temps réel, les données ouvertes, l’IA agentive, comment toutes ces choses réunies vont permettre des paiements intelligents intégrés inclusifs, ce qui signifie que les opérations peuvent être optimisées, contextuelles et de plus en plus invisibles. Je pense donc que la véritable occasion ici est que les institutions doivent concevoir en fonction de l’interopérabilité, de la confiance et de l’expérience intégrée. Je pense que ce sont là les éléments essentiels qui façonneront la prochaine décennie des paiements. 

Janet Lalonde:
Merci. Et Rebecca, les plus grandes possibilités à l’horizon.

Rebecca Tascona:
Je dirais la même chose au sujet de l’écosystème intégré. Nous venons tout juste de lancer quelque chose dans le cadre duquel nous avons un bac à sable pour toutes nos API qui permet à nos clients actuels et potentiels de prendre les API de BMO et de les intégrer à leurs propres expériences. 

C’est comme le prochain niveau d’innovation. Il existe surtout aux États-Unis et il arrive au Canada à un rythme rapide. Je dirais donc que l’intégration est l’une des choses les plus importantes, et je dirais aussi que, de toute évidence, avec l’avènement de la cryptomonnaie stable et des actifs numériques sous forme de jetons, c’est aussi une chose à laquelle beaucoup de Canadiens et d’entreprises pensent et à ce que cela signifie pour leurs modèles d’affaires. Enfin, nous avons parlé des paiements en tout temps, mais vous commencez à voir des annonces de modèles d’affaires qui se tournent vers le continu. La Bourse de New York vient tout juste d’annoncer certaines de ses intentions, et je pense vraiment que c’est dans cette direction que va l’avenir et la façon dont les entreprises choisissent de participer. 

Elles doivent y réfléchir, parce que si vous optez pour fonctionner en continu, cela signifie aussi que vos modèles de service doivent être disponibles d’une façon différente, et cela ouvre tout simplement la voie à beaucoup de façons de penser à notre façon de faire des affaires.

Janet Lalonde:
Merci. Nous avons donc une question de l’auditoire et je vais la passer à Kathleen. Elle concerne l’IA, les autres pourront intervenir. Mais Kathleen, vous avez beaucoup parlé du potentiel de l’utilisation de l’IA dans les paiements, mais voyez-vous aussi des obstacles que nous devons surmonter?

Kathleen Woodard:
Bien sûr. Oui, absolument. C’est probablement une bonne question, car nous aimons parler des nouvelles possibilités, mais la réalité est qu’il y a beaucoup de travail à faire. Je pense que la plupart des gens qui participent à cet appel le savent, mais le facteur limitant pour l’adoption de l’IA n’est pas la technologie, ce n’est pas la sécurité, c’est en fait la culture d’une organisation. Et je sais que ça a l’air très simple, mais vous savez que nous le voyons encore et encore. 

Alors que les organisations essaient de réfléchir aux paiements, à la façon d’avancer rapidement et en toute sécurité sur la voie de l’extraction de la valeur pour votre organisation parce que vous améliorez l’efficacité ou que vous introduisez de nouvelles sources de revenu pour vos clients, il faut un certain degré de clarté autour du résultat souhaité. Quelle est votre stratégie d’affaires? 

Il faut aussi une collaboration interne au sein de ces organisations pour savoir comment gérer cela. Je dirais qu’il suffit de s’assurer que les organisations sont très, très claires quant au rôle des secteurs, des TI, de la gestion du risque, et de leur façon de collaborer pour réaliser la stratégie et de travailler ensuite à régler tous les problèmes très réels que nous devons tous résoudre. Je dirais que c’est la chose la plus importante. Je sais que ce n’est pas facile, mais c’est quelque chose qui revient constamment, lorsque nous sommes dans ces grandes organisations et même dans certains des cas d’utilisation des paiements que j’ai vus où des choses novatrices qui vont générer de la valeur réelle se produisent, mais il faut aussi s’assurer que tout le monde se concentre sur la façon d’offrir cette valeur.

Janet Lalonde:
Merci, Kathleen. Abraham ou Rebecca avez-vous quelque chose à ajouter?

Abraham Tachjian:
Je peux ajouter quelque chose, Janet. Nous l’avons effleuré plus tôt avec les occasions agentiques. Je pense que le défi ou quelque chose qui pourrait limiter l’adoption est bien réel, et c’est une sorte de cadre régissant la façon de résoudre les problèmes parce qu’inévitablement, quelque chose va mal tourner et nous allons devoir déterminer qui sera responsable de quoi. 

C’est inhérent à tout ce qui a trait au mouvement d’argent. Je pense donc que l’un des problèmes, c’est l’absence d’infrastructure ou plutôt de cadre législatif ou volontaire en ce qui concerne la façon de traiter les problèmes des clients si un paiement ne fonctionne pas, si un agent fait le mauvais paiement, si un agent effectue un paiement supérieur à ce qui est autorisé. Il y a diverses façons dont cela peut mal tourner. Je ne veux pas vous décourager, mais je pense que cela pourrait limiter l’adoption si nous avons trop de situations où les consommateurs ne sont pas dans la meilleure position et que nous n’avons pas de mécanismes pour régler rapidement ces problèmes. Je pense que ce serait un problème pour l’adoption.

Rebecca Tascona:
Puis-je ajouter un commentaire, Janet, parce que je vois qu’il y a une question sur la façon d’assurer la confiance dans les paiements. Je pense que c’est une excellente question et je vais y répondre en fonction d’un sujet auquel nous consacrons beaucoup de temps, car peu importe à quel point nous nous modernisons et passons au système de paiement en temps réel, nous devons passer beaucoup de temps avec l’initiateur du paiement, parce qu’il y a un manque de compréhension du fait qu’une fois soumis, c’est terminé. 

Donc, lorsque vous pensez aux entreprises avec lesquelles nous travaillons ou même aux consommateurs, il faut veiller à ce qu’ils comprennent les paramètres du système de paiement qu’ils utilisent et à ce qu’ils fassent confiance aux directives qu’ils reçoivent. Donc, quand on pense aux escroqueries, aux fraudes, aux prises de contrôle de comptes, ce genre de choses existe toujours. Les gens ne vérifient toujours pas que les directives écrites qu’ils reçoivent viennent vraiment d’une personne digne de confiance. À mesure que nous passons aux paiements en temps réel, je pense que l’une des choses les plus importantes que nous devons faire en tant qu’industrie est de nous assurer d’éduquer les utilisateurs. Nous devons informer les initiateurs des paiements de ces paramètres. Et s’ils envoient accidentellement un paiement quelque part, quel est leur recours, parce que je pense qu’il y a un manque de compréhension. Et lorsque vous pensez à certaines des entreprises avec lesquelles nous travaillons, elles accueillent sans cesse de nouveaux employés qui sont responsables de certaines de ces tâches au sein de leur organisation. Alors, comment vous assurez-vous d’avoir un programme vraiment solide qui sensibilise les responsables des paiements dans n’importe quelle entreprise.

Janet Lalonde:
La question est vraiment de savoir ce que font nos organisations pour renforcer la confiance dans les paiements et permettre leur adoption à grande échelle. Je suis tout à fait d’accord avec ce que vous avez dit et je pense que nous pouvons aussi faire le lien avec quelque chose que Kathleen a dit un peu plus tôt, à savoir que lorsqu’il est question de sécurité et de fraude, il faut faire fi de la concurrence. Et je pense que la collaboration est essentielle dans ce domaine également, cette collaboration lorsque tous les intervenants de l’écosystème travaillent ensemble pour renforcer la prévention de la fraude afin d’instaurer la confiance. Et vous, Abraham? Avez-vous quelque chose à ajouter au sujet d’instaurer la confiance et la collaboration?

Abraham Tachjian:
Janet, je n’aurais pas pu mieux dire. Je n’ai rien à ajouter.

Kathleen Woodard:
J’aimerais ajouter une chose. Je pense que l’industrie essaie vraiment de bien tout comprendre. À Microsoft, nous avons quelque chose qui s’appelle Azure, une fonctionnalité d’informatique confidentielle qui d’avoir des enclaves où personne ne voit les données, et où vous pouvez faire des analyses et obtenir des perspectives en plus. 

Il y a eu des exemples de partenariat dans l’industrie pour lutter contre des choses comme la traite de personnes ou la LBA. Rebecca a tout à fait raison de dire que tout est une question d’éducation. L’éducation des consommateurs, mais aussi de nous tous, pour ce comprendre les risques liés à l’utilisation de certains de ces produits. Il faut aussi vraiment réfléchir à la façon dont nous pouvons tous, en tant qu’acteurs de l’écosystème canadien, nous assurer de tirer parti de notre propre valeur individuelle pour nos propres organisations, mais aussi de protéger l’ensemble du système écosystémique en expérimentant certaines de ces choses, où vous pouvez exécuter des analyses, avoir accès à des bases de données partagées sur la fraude. Il y a beaucoup de possibilités, et je pense que nous en avons vu certaines et qu’il y en aura encore beaucoup d’autres à venir.

Janet Lalonde:
Je vous remercie. Ce fut un véritable plaisir et une conversation très intéressante. Je vous remercie encore une fois de votre temps et de votre intérêt, et je vous souhaite une excellente fin de journée.

Elizabeth (Liz) Dempsey:
C’était Janet Lalonde de Paiements Canada, Abraham Tachjian de Brim Financial, Rebecca Tascona de BMO et Kathleen Woodard de Microsoft. 

J’espère que vous avez aimé la discussion. Pour en savoir plus, abonnez-vous à ce balado et joignez-vous à nous au SOMMET de Paiements Canada à Toronto du 5 au 7 mai. 

Pour savoir comment participer en personne ou virtuellement, visitez thesummit.ca. Vous y trouverez également notre programme préliminaire récemment publié. Il y a déjà beaucoup d’excellentes séances à explorer. 

Et pour nos auditeurs du balado, nous sommes heureux de vous fournir un code promotionnel, en seul mot. SUMM, avec deux M, PODCAST 26. C’est SUMMPODCAST26. Ce code promotionnel vous donnera accès à un billet gratuit à l’expérience numérique du SOMMET en guise de remerciement d’avoir été un fidèle auditeur. 

Merci d’avoir écouté cet épisode de The PayPod et merci à tous nos invités. 

À la prochaine, je m’appelle Liz Dempsey.

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